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	<title>&#124; NOMAG &#124;</title>
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		<title>LE NOISE DE MINI</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Sep 2010 17:06:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[On a demandé l'auteure d'Audio Hygiene, DJ Mini, de nous dire ce qu'elle pense du projet NOISE.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Je trouve ça vraiment triste de désarmant que soudainement la ville de Montréal et certains de ses citoyens décident de lutter contre la scène culturelle et musicale qui s&#8217;est développée sur le Plateau Mont-Royal. Cela fait partie intégrante du charme du quartier, à l&#8217;époque où l’on vit.</strong></p>
<p>Il faut comprendre qu&#8217;un engouement a pris naissance dans le quartier, et s&#8217;est developpé à une vitesse fulgurante. Cela a entre autre eu comme répercussion de mettre notre beau plateau «sur la map» internationale apportant une clientèle touristique nourrissante et grandissante.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-14821" href="http://nomag.ca/2010/09/le-noise-de-mini/dj-mini/"><img class="alignleft size-full wp-image-14821" title="DJ Mini" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2010/09/DJ-Mini.jpg" alt="DJ Mini LE NOISE DE MINI" width="358" height="239" /></a> Le paysage sonore est aussi une richesse qu&#8217;il faut conserver. Il fait partie intégrante de l&#8217;esprit du Plateau à cette heure-ci. Peut-être que si la ville de Montréal encourageait un peu plus le développement extérieur et faisait fleurir la scène culturelle et musicale, nous pourrions tous y trouver notre compte. Mais pour l&#8217;instant, étouffer un mouvement qui est déjà souvent trop précaire, me semble comme une très mauvaise initiative.</p>
<p>Il doit y avoir un moyen de trouver des concessions, une limite sonore contrôlée selon la capacité de l&#8217;espace et le nombre de gens présents, des endroits attitrés où fumer en extérieur, qui soient plus discrets. Ou doter les promoteurs et artisans de la scène d&#8217;endroits dédiés à ces activités.</p>
<p>À la base, l’une des raisons qui ont attiré les jeunes sur le Plateau était justement l&#8217;accessibilité à des salles de concert et à des galeries, par exemple. Puis, ces gens ont vieilli et fui l’agglomération soudaine des condos du coin; certains des nouveaux résidents ne supportent pas ce bruit, et veulent que le bruit disparaisse. Mais pourquoi sont-ils venus s&#8217;installer dans le feu de l&#8217;action pour mener une vie tranquille? Paradoxe.</p>
<p>Je pense qu&#8217;il serait positif de laisser le Plateau vivre, ça reste et c&#8217;est depuis longtemps le terrain de jeu de beaucoup de Montréalais, un peu comme Crescent. Il faut aux Montréalais un endroit où se laisser aller, et cette menace d&#8217;oppression sonore ne peut qu&#8217;être néfaste et causer de plus grands dégâts que le bruit en soi.</p>
<p>Pensez-y, bip.</p>
<p><em>merci à <a href="http://www.djmini.com/" target="_blank">DJ Mini</a> / pour en savoir <a href="http://nomag.ca/2010/09/projet-noise-non-au-son/" target="_blank">plus</a><br />
</em></p>
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		<title>FME: BEATS, BIÈRES ET BON TEMPS</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Sep 2010 16:48:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ev</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Partir pour mieux revenir: Rouyn nous fait mal à notre coeur musical... xox]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il aura fait tous les temps ce week-end, sous le soleil de Rouyn tour à tour dévoilé et caché par une météo extrémiste. Et dans le spectre musical, on a pu toucher à autant d’atmosphères lors de la huitième édition du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue.</strong></p>
<p><strong>JEUDI</strong></p>
<p>Jeudi, coup de départ avec le traditionnel méchoui de bienvenue, doublé du lancement du deuxième disque de la folkeuse locale <strong>Chantal Archambault</strong> accompagnée de <strong>Dany Placard</strong>. Super convivial comme d’hab’, gâteau aux carottes, houblon et sourires en prime. À deux coins de rues de là se tenait ensuite le concert d’ouverture extérieur pour le prix dérisoire de 2 dollars pour les étudiants, une aubaine.</p>
<p><strong> Ariel</strong> a donné un solide coup d’envoi à l’affaire, suivi de l’ajout à pied levé d’un chantre français aux allures punk avant de passer au punk lyrique de <strong>La Descente du coude</strong>. <strong><a rel="attachment wp-att-14761" href="http://nomag.ca/2010/09/fme-beats-bieres-et-bon-temps/vulgaires-machins-cyclopes%c2%a92010_-3933/"><img class="alignleft size-full wp-image-14761" title="Vulgaires Machins Cyclopes©2010_-3933" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2010/09/Vulgaires-Machins-Cyclopes©2010_-3933.jpg" alt="Vulgaires Machins Cyclopes©2010  3933 FME: BEATS, BIÈRES ET BON TEMPS" width="336" height="225" /></a></strong>Le public était jusque-là un peu dissipé, mais pour les bonnes raisons: le FME, c’est aussi le lieu de rencontre de certains expatriés qui, le temps d’une-deux-trois Boréales, raccomodent le temps passé loin de leur ville. Et puis on doit dire que, par rapport à l’année passé, la qualité du son et l’aménagement de l’espace autour de la scène avaient monté d’un gros cran.</p>
<p>Pendant que la formation française <strong>Gablé</strong> séduisait les amateurs de folk atmosphérique du côté de l’Agora des arts (une église qui avait un peu servi l’an passé pour les concerts afterhours d’Ariane Moffatt et d’Afrodizz notamment), les <strong>Vulgaires Machins </strong>ont droppé leurs petites bombes punk saupoudrées de disto sur la foule de plus en plus réceptive. Pour être bien francs, on les a trouvé un brin fendants (eux = Guillaume, le chanteur-guitariste), entre autres à cause d’interventions douteuses sur <strong>Damien Robitaille</strong> qui ne rimaient à rien. Mais la musique était bien rentre-dedans, leur sélection de tounes irréprochable (pas mal de nouveau stock pimenté de vieux classiques). Et puis on a pu retrouver le bon vieux Damien en pleine forme avec <strong>Pascale Picard</strong> qui suivait mais, surtout, le lendemain au Bar des chums pour un show secret avec les <strong>Frères Rivaux</strong> (dont fait aussi partie <strong>Sunny Duval</strong>). <a rel="attachment wp-att-14763" href="http://nomag.ca/2010/09/fme-beats-bieres-et-bon-temps/besnard-lakes-cyclopes%c2%a92010-4144/"><img class="alignright size-full wp-image-14763" title="Besnard Lakes - Cyclopes©2010-4144" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2010/09/Besnard-Lakes-Cyclopes©2010-4144.jpg" alt="Besnard Lakes Cyclopes©2010 4144 FME: BEATS, BIÈRES ET BON TEMPS" width="218" height="319" /></a>Pour pouvez d’ailleurs suivre ses aventures sur le blogue du FME, <a href="http://www.fmeat.org/blog/" target="_blank">La bouche croche</a>. Go Damien.</p>
<p>On a bien essayé d’attraper un peu des <strong>Besnard Lakes</strong> qui clouaient la soirée à l’Agora, mais on a pu qu’apprécier leurs dernières notes. Apparence qu’ils auraient eu des problèmes de son récurrents… Mais l’ovation debout à notre arrivée a semblé poser un baume sur leurs problèmes techniques, auxquels ils sont du reste habitués (le pétage de plombs, ils connaissent; un concert à la Casa il y a quelques années leur avait réservé le même sort, et d’autres encore). Bref, c’est pas parce qu’ils sonnent doux qu’ils ne tirent pas de jus.</p>
<p>Puis, fin de soirée diffuse au Cabaret de la dernière chance, avec <strong>Les Revenants </strong>locaux.</p>
<p><strong>VENDREDI</strong></p>
<p>Quelle soirée!! Super lineup qui s’est échelonné jusqu’aux petites heures et débutait lors des 5 à 7 (cinq en tout!). On a attrapé <strong>Dominique Pétrin</strong> en fin d’après-midi à l’Écart pour discuter de son expo de peinture, sérigraphie et papier mâché <em>Bermuda Triangulis,</em> qui servait de décor à sa performance sonore faisant suite à celle, sous hypnose, commise à Mutek en juin passé. Assurément le choix le plus déconcertant parmi les <strong>Emilie Clepper</strong>, <strong>Salomé Leclerc</strong>, <strong>This Is the Hello Monster </strong>et <strong>Alex Nevsky</strong>. On a ultimement opté pour ce dernier question de vérifier tout le battage médiatique qui entoure la sortie de son premier album <em>De lune à l’aube</em>. Vérification faite: ce gars-là a fait ses classes à Granby, mais aussi sur scène, qu’il habite avec assurance et charme. Le band est à son image, joli et dans la fleur de l’âge, et sait jouer avec les ritournelles romantico-pop comme les envolées plus rock. Pour un flirt…</p>
<p>Puis, 20h a sonné le début de la course. Vers les <strong>Peelies</strong> d’abord, qui ne manquent pas de personnalité, ça non, mais qui, à cause de certaines limitations techniques, deviennent un brin monocordes après quatre-cinq tounes. Quand même bien agréable comme point de départ, mais c’est <strong>Jesuslesfilles</strong>, en prenant le relais, qui nous en a envoyé plein la face. <a rel="attachment wp-att-14766" href="http://nomag.ca/2010/09/fme-beats-bieres-et-bon-temps/gigi-french-cyclopes%c2%a92010_-5523/"><img class="alignleft size-full wp-image-14766" title="Gigi French cyclopes©2010_-5523" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2010/09/Gigi-French-cyclopes©2010_-5523.jpg" alt="Gigi French cyclopes©2010  5523 FME: BEATS, BIÈRES ET BON TEMPS" width="336" height="225" /></a>Le lancement à Montréal se tient le 17 septembre au Divan orange, manquez pas ça.</p>
<p>Puis, ç’a été l’événement <strong>Gigi French</strong>. L’ex Hot Springs s’est faite rare cet été, annulant des perfos à L’Autre Saint-Jean et aux Francos; il s’agissait donc d’une occasion attendue de la voir enfin. Son band, formé de musiciens vétérans dont Danny Marks des Sexareenos, avait été formé à distance, ne bénéficiant que de deux pratiques par internet (on ne comprend pas trop comment ça peut fonctionner – Skype? Webcam?). Bref, ç’aurait pu sonner discordant ou faux tout ça, mais malgré une Gigi French elle-même dissipée entre les tounes, la performance nous a rivés à notre siège. Usant de sa voix de face très anti-cabaresque, la jolie Giselle parvient à acérer le feutré qu’on attend généralement d’un tour de chant tout en jouant avec les clichés. Conçue pour lui, mais assez forte pour elles.</p>
<p>Encore sous son anti-charme, on a sagement attendu <strong>Howe Gelb</strong> dans l’une des premières rangées. Notre patience a été récompensée: l’ex Giant Sand, parti au piano, a alterné avec sa guitare de vieilles et moins vieilles chansons parmi sa discographie d’une quarantaine de disques, envoûtant la totalité de la salle avec son timbre de Leonard Cohen venu d’Arizona. <a rel="attachment wp-att-14767" href="http://nomag.ca/2010/09/fme-beats-bieres-et-bon-temps/fred-fortin-cyclopes%c2%a92010_-5877/"><img class="alignright size-full wp-image-14767" title="Fred Fortin cyclopes©2010_-5877" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2010/09/Fred-Fortin-cyclopes©2010_-5877.jpg" alt="Fred Fortin cyclopes©2010  5877 FME: BEATS, BIÈRES ET BON TEMPS" width="225" height="336" /></a>Simple et profond.</p>
<p>Au Cab’ à minuit, nul autre que<strong> Fred Fortin</strong> prenait la scène d’assaut avec <strong>Olivier Langevin</strong>. Leur set était proche de la sélection qu’ils avaient jouée à L’Autre Saint-Jean, justement, mais dans un contexte intimiste, avait une toute autre résonnance. Solos épiques de Langevin, basse ferme et inventive de Fortin, un peu de Gros Mené, pas mal de <em>Plastrer la lune</em>, tout s’imbriquait parfaitement dans une apothéose de blues roots Queb’ à 100%.</p>
<p><strong>SAMEDI</strong></p>
<p>Le ciel a mal servi l’événement des Piknic qui a quand même eu lieu à la Presqu’île du lac Osisko, et où les <strong>NROTB</strong> et <strong>Lunice</strong> présidaient en fin d’après-midi. Puis, les 5 à 7 se sont encore déchaînés en ville: <strong>Bernard Adamus</strong>, <strong>La Patère rose</strong>, <strong>Sébastien Greffard</strong>, <strong>Damien Robitaille</strong> et<strong> Le Carabine</strong>, un band local, chauffaient les planches.</p>
<p>À 20h, le punk-grunge et le folk orchestral se sont livrés une bataille sans merci (pas vraiment): les<strong> Melvins</strong> couronnaient le Petit Théâtre alors que<strong> Karkwa </strong>investissait l’Agora.</p>
<p>C’est <strong>Trung Hoa</strong> qui se chargeait d’ouvrir pour les Melvins, gagnant la faveur de la foule grâce à un rock empruntant au métal comme au punk, gracieuseté d’ex membres de Bionic (les deux guitaristes, foudroyants) de C’Mon (Randy, ancien batteur déchaîné ici à la basse) et des Psychoriders (Alex Brassard, en remplacement de Kevin des Besnard Lakes qui n’avait pas pu se permettre de quitter Rouyn pour Montréal à la première heure vendredi matin pour ouvrir le soir-même au Club Soda, et ensuite revenir à Rouyn pour suivre Trung Hoa…).</p>
<p>Les Melvins sont apparus au son d’un air militaire pour ensuite déclarer la guerre au silence par voie de distorsion et de deux batteurs en communion complète l’un avec l’autre. La lourdeur était constante, les tounes, impec.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-14782" href="http://nomag.ca/2010/09/fme-beats-bieres-et-bon-temps/sadies-cyclopes%c2%a92010_-6029/"><img class="alignleft size-full wp-image-14782" title="Sadies cyclopes©2010_-6029" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2010/09/Sadies-cyclopes©2010_-6029.jpg" alt="Sadies cyclopes©2010  6029 FME: BEATS, BIÈRES ET BON TEMPS" width="336" height="225" /></a> On est quand même allés voir du côté de Karkwa en bout de piste pour attraper quelques note de «Marie tu pleures» et de la pièce-titre de <em>Les chemins de verre</em>. Changement de registre qui nous a préparé aux <strong>Sadies</strong>, pas arrêtables. Trois rappels, après lesquels le chanteur nous a lancé un «Guys, we could play ten more!». On le croit sur parole. On a même pu passer voir<strong> </strong>le dance-punk quelque peu assagi de <strong>Parlovr</strong> rapido presto au Cabaret et ensuite revenir, qu’ils jouaient encore. Increvables. D’ailleurs ils ont remis ça le lendemain au dépanneur Windsor, voisin du Bar des chums.</p>
<p>Ce qu’on a dû manquer? La nuit électro avec<strong> Pompe tes pipes</strong> et <strong>Misteur Valaire</strong>, où la bière en rupture de stock déjà à 2h se renflouait sous les applaudissements de la foule; Richard Desjardins dans un mosh pit; et <strong>Pierre Lapointe</strong> avec Fanny Bloom de La Patère rose qui karaokent «Illégal» de Marjo le dimanche soir à La Forteresse. Ce qui se passe à Rouyn reste à Rouyn. À l&#8217;année prochaine!</p>
<p><em>par Evelyne Côté / photos, les talentueux <a href="http://www.cyclopes.ca/" target="_blank">Cyclopes</a> </em></p>
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		<title>RATATAT: HIP-HOP MAIS PAS TROP</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Sep 2010 16:48:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tommy Loyer</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au-delà du mash up et de la fusion des styles musicaux, il y a un groupe: Ratatat. Un pied dans le repiquage de morceaux existants et l’autre dans la création d’un son particulier, Ratatat influencera encore longtemps les visions musicales. 
C’est aussi groupe qui représente bien la démocratisation de la création, alors que leur premier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Au-delà du mash up et de la fusion des styles musicaux, il y a un groupe: Ratatat. Un pied dans le repiquage de morceaux existants et l’autre dans la création d’un son particulier, Ratatat influencera encore longtemps les visions musicales. </strong></p>
<p>C’est aussi groupe qui représente bien la démocratisation de la création, alors que leur premier compact a été réalisé dans un appartement et sur un simple laptop&#8230;</p>
<p><strong><a rel="attachment wp-att-14739" href="http://nomag.ca/2010/09/ratatat-hip-hop-mais-pas-trop/ratatat/"><img class="aligncenter size-full wp-image-14739" title="ratatat" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2010/09/ratatat.jpg" alt="ratatat RATATAT: HIP HOP MAIS PAS TROP" width="500" height="333" /></a></strong></p>
<p>Fort d’un concert à guichet fermé depuis trois semaines, Ratatat semble vivre une histoire d’amour avec Montréal, alors que l’animatrice Anne-Marie Withenshaw reprenait «Loud Pipes» cet été pour son émission de radio (à 9h «AM», que du lourd dans les Sennheiser). La tâche d’entrevue s’annonçait par contre difficile. La légendaire timidité du duo et leurs réponses évasives en entrevue m&#8217;inquiétaient. Le téléphone sonne à Chicago, j’attends le déclic à Montréal, le tout Longueuil est fébrile. On a parlé de drogue avec Mike Stroud, le guitariste, pour détendre l’atmosphère&#8230;</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Est-ce dangereux de regarder votre récent vidéoc<strong>lip </strong></strong><strong>pour «<strong>Drugs</strong>»</strong><strong> si on est gelé? Parce que je me rappelle d’un badtrip que j’ai fait étant jeune et je pense que je serais devenu fou en voyant votre vidéoclip&#8230;</strong></p>
<p>(Rires) Yeah je pense que ça aurait pu mal tourner. C’est weird, ça te fait presque sentir que tu es stone, je pense que ça peut te plonger dans une paranoïa. Qu’est ce qui s’est passé pour que tu badtrippes?</p>
<p><strong>J’étais jeune, j’avais dix-huit ou dix-neuf ans. On avait mangé des champignons qui étaient vraiment puissants. On était assis sur un court de tennis. Il y avait des arbres autour et j’étais certain que leur branches voulaient m’attraper. C’était trop puissant je crois. Mon ami a appelé l’ambulance&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: left;">(Rires) Wow ça fait peur. J’aurais probablement appelé l’ambulance avant.</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="527" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/KhrteSZXFzM?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="527" height="385" src="http://www.youtube.com/v/KhrteSZXFzM?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Selon toi, quel est l’avenir du vidéoclip?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>J’en ai aucune idée pour être franc.  Le seul moment où je regarde des vidéoclips, c’est lorsque nous sommes en studio avec la télé sur MTV. J’espère juste qu’un jour les vidéoclips resteront loin des clichés hip-hop ennuyants qui font couler du champagne dans un party. Le vidéoclip de party a été réalisé des millions de fois.</p>
<p><strong>Un peu comme la version MTV pou<strong>r </strong></strong><strong>«<strong>The Pursuit of Happiness</strong>»</strong><strong><strong> </strong>de Kid Cudi? Vous ne figuriez pas dans cette version. Pourquoi?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>En fait, nous avions tourné une autre version avec lui et les réalisateurs de Megaforce. Kid Cudi a ensuite décidé de tourner un autre vidéoclip, nous avons eu un appel la veille du tournage et ils nous ont demandé de se présenter à 10h le lendemain matin. Nous ne sommes pas allés&#8230;</p>
<p><strong>Vous avez fait beaucoup de remixes de morceaux hip-hop et c’est même avec ces albums concepts (<a href="http://www.megaupload.com/?d=itir4prt" target="_blank"><em>Ratatat Remixes Vol. 1</em> </a>et <a href="http://www.megaupload.com/?d=YVF9TKTQ" target="_blank"><em>Vol. 2</em></a>) que vous avez été reconnus au départ. Comment les artistes hip-hop vous perçoivent-ils?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-14735" href="http://nomag.ca/2010/09/ratatat-hip-hop-mais-pas-trop/ratatat_statue/"><img class="alignleft size-medium wp-image-14735" title="Ratatat_statue" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2010/09/Ratatat_statue-578x400.jpg" alt="Ratatat statue 578x400 RATATAT: HIP HOP MAIS PAS TROP" width="365" height="252" /></a>La plupart de ces artistes nous ne connaissent pas vraiment encore.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Vraiment?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Yeah. Puisque nous ne sommes pas sur MTV, nous sommes encore underground je crois. Nous faisions ces mixtapes pour le plaisir parce que nous aimons le hip-hop et ce type de production.</p>
<p><strong>L’amour du hip-hop vient d’où pour un groupe comme Ratatat? </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>C’est dur à dire&#8230; J’ai grandi dans une banlieue du Connecticut où le hip-hop n’était pas populaire. À chaque fois que j‘achetais des cassettes, c‘était toujours du rap, c’était automatique pour moi, j’aime cette musique.</p>
<p><strong>À un moment précis, j’ai l’impression que Ratatat est devenu populaire très rapidement. Tout le monde parlait de vous après le deuxième album de remixes et <em>LP3</em>. Avez-vous eu peur d’être une saveur du mois?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>J’ai jamais senti que nous étions devenus populaires. Je me sens chanceux d’aller dans plusieurs différentes villes et que des gens viennent nous voir. C’est pas comme si je marchais dans New York et que les gens me reconnaissaient, personne ne me connaît!</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Le concert à Montréal est<em> sold out </em>depuis trois semaines. Y’a t-il une histoire d’amour entre Ratatat et Montréal?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Yeah c’est bizarre que cette ville soit <em>sold out</em> pratiquement avant toutes les autres, mais honnêtement je sais pas&#8230; J’ai toujours eu beaucoup de plaisir à Montréal.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Sur Twitter, j’ai demandé à des fans de Ratatat s’ils avaient des questions pour toi. Pat veut savoir si vous pensiez faire un morceau avec Four Tet&#8230;</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>C’est pas prévu non, désolé Pat!</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Danny voulait aussi savoir si vous préférez avoir un batteur ou un mpc pour vos beats?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-14738" href="http://nomag.ca/2010/09/ratatat-hip-hop-mais-pas-trop/ratatat-1/"><img class="alignright size-full wp-image-14738" title="ratatat-1" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2010/09/ratatat-1.jpg" alt="ratatat 1 RATATAT: HIP HOP MAIS PAS TROP" width="400" height="265" /></a>Nous avons jamais eu de batteur, mais en studio je m’installe parfois pour en jouer. C’est jamais arrivé dans ce groupe que nous ayons une batterie sur scène.</p>
<p><strong>En ce moment avec quel artiste t’aimerais collaborer?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Je veux collaborer avec Ghostface.</p>
<p><strong>Et comment ça fonctionne en studio justement? </strong></p>
<p>Nous travaillons sur la musique de notre côté à la maison et ça fonctionne mieux pour nous. Nous avons travaillé sur le morceau «Alive» de Kid Cudi et nous avions apporté notre équipement en studio, il y a plus de pression et souvent trop de gens autour&#8230;</p>
<p><strong>Votre façon de faire a-t-elle changé maintenant que les budgets sont probablement plus importants?</strong></p>
<p>Ça n’a pas changé drastiquement. Sur le premier album, nous n’avions pas d’ampli, tout était directement branché (guitare, clavier) sur le laptop avec des pédales à distorsion. Pour nos derniers albums, nous avons enregistré dans des gros studios qui avaient des vieux micros et des vieux claviers. Notre processus a pris de l’expansion et je pense que nous avions toujours voulu fonctionné de cette manière, mais nous étions pauvres!</p>
<p><em><strong>Merci à Mike pour cette entrevue. Alors que cet exercice ne semble pas être sa tasse de thé, il fut efficace et sympathique.</strong></em></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em>Au Métropolis ce soir 7 septembre &#8211; c&#8217;est complet..!</em></p>
<p><em>par Tommy Loyer<br />
</em></p>
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		<title>PROJET NOISE: NON AU SON</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Sep 2010 16:48:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Guimond</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le projet Noise fait bien du bruit autour des lieux de diffusion. Voici pourquoi il faut le faire taire.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une impression avait remplacé la fumée de cigarette dans plusieurs restaurants, bars et boîtes de nuit de la métropole. Plusieurs refusaient d’y voir clair jusqu’à ces derniers jours, ceux d&#8217;août 2010. Car avec l&#8217;escouade Noise, les doutes se dissipent sur les réelles intentions de l’administration Tremblay. </strong></p>
<p>Guidée par une réglementation honteusement arbitraire et le désir électoraliste de plaire à la nouvelle population d’un arrondissement du Plateau Mont-Royal embourgeoisé, la ville de Montréal part en guerre contre sa nuit.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-14717" href="http://nomag.ca/2010/09/projet-noise-non-au-son/poirier_at_notting_hill_carnival_in_london/"><img class="alignleft size-full wp-image-14717" title="Poirier au Notting Hill Carnival de Londres" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2010/09/Poirier_At_Notting_Hill_Carnival_in_London.jpg" alt="Poirier At Notting Hill Carnival in London PROJET NOISE: NON AU SON" width="265" height="239" /></a> Depuis le 8 juillet dernier, le conseil d’arrondissement du Plateau Mont-Royal a modifié sa réglementation sur le bruit en instaurant de nouvelles amendes se voulant plus dissuasives envers les établissements contrevenants, de 1 000$ à la première infraction et jusqu’à 12 000$ à la troisième infraction. Pour Ghislain Poirier, disc-jockey globe-trotter montréalais, <strong>cette attitude abusive n’aura que pour conséquence la fermeture subséquente de plusieurs établissements essentiels au rayonnement culturel de la métropole, alors que le problème se situe ailleurs</strong>. Selon lui, les plaintes pour bruit que le poste 38 enregistre ne découlent pas de la négligence des propriétaires de bars et restaurants mais bien du va-et-vient occasionné par les mesures anti-tabac qui force la clientèle vers l’extérieur, y amenant le bruit de l’intérieur avec elle.</p>
<p>Cette guerre n’en est pas une neuve et a souvent servi nos élus à mettre en scène un affrontement opposant un certain progrès à une certaine culture populaire. <strong>L’illusion de servir les intérêts de la population était totale jusqu’à ce que le temps révèle ce que nous avions collectivement perdu</strong>. Un des meilleurs exemples de ce type de gouvernance demeure jusqu’à ce jour celle de Jean Drapeau. Nul ne peut remettre en question la grandeur de son legs à la ville: l’exposition universelle de 1967, les Jeux Olympiques de 1976 et son Stade, le métro, jusqu’aux Expos de Montréal et j’en passe. Par contre, cette empreinte pharaonique sur Montréal se concrétisa par une série de projets haussmanniens nous amputant de nombreux édifices patrimoniaux, mais aussi des cabarets.</p>
<p>À notre époque de fordisme culturel que l’on appelle divertissement, l’importance de lieux tels que les cabarets peut paraître accessoire, comme d’ailleurs celle des nombreux lieux de diffusion mis en péril par cette nouvelle escouade de la moralité sonore.<strong> Disons donc simplement que sans cabaret nous n’aurions pas Oscar Peterson, ni Oliver Jones, ni même Ginette Reno.</strong> Sans cabaret, ce jeune français qui écrivait pour Piaf n’aurait jamais obtenu une résidence de 40 semaines, à raison de 11 concerts chaque semaine, pour ensuite rentrer au pays et devenir Charles Aznavour; c’est affirmer haut et fort que Maurice Chevalier, Mistinguett, Frank Sinatra, Jerry Lewis, Clémence Desrochers et Félix Leclerc ne nous intéressent pas; c’est le pont entre les grands et les suivants que l’on coupe. Sans cabaret, nous ne serions pas qui nous sommes aujourd’hui.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-14718" href="http://nomag.ca/2010/09/projet-noise-non-au-son/poirier_a_lyon/"><img class="alignright size-full wp-image-14718" title="Poirier à Lyon" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2010/09/Poirier_a_Lyon.jpg" alt="Poirier a Lyon PROJET NOISE: NON AU SON" width="373" height="209" /></a> Bien que les cabarets aient depuis longtemps disparu, une nouvelle génération d’entrepreneurs culturels post-boomers ont réussi à prendre le relais. Sans grands moyens pour la plupart, ils ont tissé un réseau de leurs propres mains qui permet à ceux qui les ignorent de célébrer le succès des Arcade Fire, Cœur de pirate et autres Yann Perreau. <strong>Jonglant bien souvent avec des horaires difficiles, leur propre vie familiale et les aléas de d’une industrie où rien n’est facile, ces gens font mécénat de leur temps et énergies par simple acte de foi en notre talent et la nécessité de le faire connaître. Nous devrions les en remercier si ce n’est pas de les aider d’avantage, mais plutôt, nous préférons donner raisons à ceux qui tentent de capitaliser sur leurs réalisations en marchandant du pied carré près de tous les services. </strong>Si ces pieds carrés sont si chèrement disputés dernièrement, c’est grâce au travail de ces gens-là, ces tenanciers indépendants, et non pas au sourire ratablavaskien de quelques courtiers en immobilier.</p>
<p>Maintenant, il ne reste plus qu’aux honnêtes citoyens, amoureux de la vie nocturne de leur ville, à exprimer leur mécontentement. Ghislain Poirier nous suggère, <a href="http://www.poiriersound.com/2010/09/01/montreal-niveler-par-le-silence/" target="_blank">comme il l&#8217;a fait lui-même</a> par deux fois, d’écrire au maire de l’arrondissement du Plateau Mont-Royal (<a href="mailto:luc.ferrandez@videotron.ca">luc.ferrandez@videotron.ca</a>, voyez son blogue <a href="http://www.lucferrandez.com/blogue" target="_blank">ici</a>) ainsi qu’à celui de la ville de Montréal (<span><a href="mailto:maire@ville.montreal.qc.ca">maire@ville.montreal.qc.ca</a></span>). Après tout, ça, on y a toujours droit.</p>
<p>Karnival vol.4 <em>avec Poirier, Uproot Andy, Jacob Cino, Face-T et Boogat le 10 septembre au Belmont, 4483 St-Laurent. Portes à 22h, 10$.</em></p>
<p><em>par Vincent Guimond / photos de villes qui bougent fournies par Poirier à Londres et à Lyon; photo de la Une par Baz à Mexico<br />
</em></p>
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		<title>L&#8217;ARNACOEUR: IDOLES EN IDYLLE</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Sep 2010 16:48:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andréa Goulet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vanessa paradis brille et Romain Duris trouve du nouveau dans son jeu d'acteur. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a rel="lightbox" href="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2010/09/L_Arnacoeur2.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-14754" title="L_Arnacoeur2" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2010/09/L_Arnacoeur2.jpg" alt="L Arnacoeur2 LARNACOEUR: IDOLES EN IDYLLE" width="320" height="426" /></a>Y a-t-il quelque chose que Vanessa Paradis ne sait pas faire? Après une recherche de plusieurs heures, après avoir revu des extraits de ses films, après avoir réécouté son<em> best of</em> et regardé pour la millième fois son interprétation du </strong><em><strong>Tourbillon de la Vie</strong></em><strong> face à Jeanne Moreau, on en arrive à la conclusion que l’Oiseau (Chanel) de Paradis est un être complet. Même sa toute première apparition à l’Ecole des fans à l’âge de 7 ans ne prouve pas le contraire. Malgré une carrière marquée de pauses, Vanessa est sans doute l’un des personnages les plus charmants du cinéma français, l’idole d’une France qui l’observe depuis 23 ans grâce à </strong><em><strong>Joe le Taxi</strong></em><strong>.</strong></p>
<p>D’une discrétion attachante entre les périodes de promotion, Vanessa Paradis est disparue derrière ses rôles. Elle ne joue pas, elle est. Même quand Vanessa sourit de son sourire timide, elle a l’air de porter cette mélancolie intemporelle que l’on retrouve chez Mathilde de <em>Noce Bla<span style="font-style: normal;"><em>nche</em>, Colette de <em>Mon Ange</em> et Adèle de <em>La Fille sur le Pont</em>. Cette folle envie de vivre sans savoir comment s’y prendre. Comme dans <em>l’Arnacoeur</em>, où elle incarne une Juliette qui se trompe de Roméo et persiste dans son erreur tout en sentant qu’elle devrait changer d’avis. </span></em></p>
<p><em><span style="font-style: normal;">L’un de ses prétendants a les traits de Romain Duris, coqueluche mâle du cinéma français, et bien sûr, c’est celui dont elle ne veut pas. Je vous l’accorde, ne pas succomber au charme de Romain Duris, c’est louche. D’ailleurs, la filmographie de Romain Duris est pleine de charme (et de Cédric Klapisch). Romain Duris semble être fait pour jouer les jeunes hommes qui retrouvent goût à la vie en rencontrant l’amour. Duris l’acteur connaît en général deux sentiments: la tristesse et la joie, explorant parfois les extrêmes des larmes et du bonheur. </span></em></p>
<p><em><span style="font-style: normal;">Dans sa filmographie de beau gosse, <em>De battre mon coeur s’est arrêté </em>lui a donné l’occasion de montrer une autre facette de son talent. C’est donc grâce à Jacques Audiard que Romain Duris est devenu un acteur profond, montrant sa capacité à jouer des rôles multicouches d’hommes tourmentés, écrasés par leur propre vie. Dommage que la sortie la même année des <em>Poupées Russes </em>ait remis Duris dans sa position d’acteur cherchant l’amour chez Cédric Klapisch. <em>L’Arnacoeur</em> est pour le comédien un petit pas en avant. Oui, il cherche l’amour&#8230; mais. Mais il le cherche dans une comédie romantique «à l’américaine», où pointe son nez un talent comique de répétition, et surtout, où Duris goûte à l’art de la cascade réalisée soi-même, tel un 007 de l’amour.</span></em></p>
<p><img class="size-full wp-image-14781 alignleft" title="148441-5-l-arnacoeur2" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2010/09/148441-5-l-arnacoeur2.jpg" alt="148441 5 l arnacoeur2 LARNACOEUR: IDOLES EN IDYLLE" width="360" height="240" /></p>
<p>Pascal Chaumeil laisse dans ce premier film aussi la part belle aux seconds rôles. S’il prouve que toute bonne comédie française a son Belge simple d’esprit, il a bonne idée de faire jouer François Damiens, qui, après avoir enchaîné les petits rôles oubliés (<em>OSS 117: Le Caire nid d’espion, JCVD, Le Petit Nicolas</em>, qui se souvient de François Damiens?), a droit à un joli rôle plein de tendresse. Julie Ferrier, mariée à Damiens à l’écran, saisit avec brio l’occasion de se faire remarquer après l’originalité de la Môme Caoutchouc dans <em>Micmacs à Tire-Larigot</em>. Le grand perdant de ce casting, c’est Andrew Lincoln, qui est maintenant sans doute condamné à jouer des rôles romantiques.</p>
<p>L’Arnacoeur, c’est au final une très bonne occasion de voir Vanessa Paradis fidèle à elle-même, Romain Duris dans un registre un peu différent de son habitude, et autour d’eux, une petite galaxie de seconds rôles attachants.</p>
<p><em>par Andrea Goulet</em></p>
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		<title>NOCONTEST &#8211; PEELANDER-Z</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 13:59:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ev</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un autre concours! Pour te faire voir le punkaraoké de Peelander-Z et le bas de la ceinture de Pedo Pedro.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>T&#8217;es comme un peu blasé même si dans le fond t&#8217;as le goût de t&#8217;éclater?</strong></p>
<p>Nomag et <a href="http://popmontreal.com/fr" target="_blank">Pop Montréal</a> te proposent un deal gagnant-gagnant: un concert à des lieues de la chemise carreautée sur jean délavé, et si tu gagnes le concours, en plus c&#8217;est gratuit. <a rel="attachment wp-att-14693" href="http://nomag.ca/2010/09/nocontest-peelander-z/peelanderz/"><img class="alignleft size-full wp-image-14693" title="peelanderz" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2010/09/peelanderz.jpg" alt="peelanderz NOCONTEST   PEELANDER Z" width="252" height="378" /></a><strong>On a une paire de billets à faire tirer pour&#8230;</strong></p>
<p><a href="http://www.myspace.com/peelanderz" target="_blank">Peelander-Z</a>! Un groupe super farfelu dont les membres sont originaires du JAPON. Si c&#8217;est pas un gage de farfelu, le Japon! Le trio, a priori punk mais qui ne se gêne pas pour faire du karaoké, se prend aussi pour un trifecta de superhéros. Bref, du gros fun en canne. Leur nouvel album <em>P TV Z </em>sort le 28 septembre sur Chicken Ranch Records.</p>
<p>En première partie, il y aura Sonido Nordico et le politiquement très incorrect <a href="http://www.myspace.com/pedopedroetsesenfants" target="_blank">Pedo Pedro</a>. Anciennement des chics Sacs à gnôle, Monsieur Pedo et ses amis continuent de sévir avec des jokes en bas de la ceinture et de l&#8217;école primaire. Ça aussi, si on a l&#8217;humour élastique, c&#8217;est très farfelu.</p>
<p>Écrivez-nous à <strong>crew@nomag.ca </strong>avec<strong> le nom de votre superhéros favori</strong> et/ou, pour les cœurs moins sensibles,<strong> votre joke de pédo préférée. </strong></p>
<p>Le gagnant aura son nom sur la guestlist+1 <strong>le samedi 4 octobre au Il Motore</strong>. Portes à 21h.</p>
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		<title>PIS TU PENSES SAVOIR DANSER?</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 13:17:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MC5</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans le domaine de la téléréalité, ça fait drôlement du bien de voir des gens qui ont du talent à l'écran.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La troisième édition de <em>So you think you can dance Canada </em>est présentement diffusée sur les ondes de CTV. Nomag n’a pas d’argent pour m’envoyer à Toronto où tout cela se passe, alors j’ai interviewé au téléphone les deux danseurs québécois qui se sont retrouvés dans le top 20.</strong></p>
<p>Claudia Primeau a 26 ans et est une spécialiste de la danse sportive (ce que les anglais appellent <em>Ballroom dancing</em>) et Yonni, 27 ans, donne dans la salsa. Ils sont les deux seuls danseurs québecois à avoir survécu aux auditions et à s’être retrouvés dans le Top 20.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-14683" href="http://nomag.ca/2010/09/pis-tu-penses-savoir-danser/claudia-with-leah-and-yonni-credit-ctv/"><img class="alignright size-full wp-image-14683" title="Claudia with Leah and Yonni crédit CTV" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2010/09/Claudia-with-Leah-and-Yonni-crédit-CTV.jpg" alt="Claudia with Leah and Yonni crédit CTV PIS TU PENSES SAVOIR DANSER?" width="299" height="448" /></a> Lors de la première et deuxième saison, il y en a eu cinq à chaque reprise&#8230; et je vous rappelle que la première mouture a été remportée par Nicolas Archambault alors qu’à la deuxième saison, Vincent Desjardins était deuxième. C’est un fait que le Québec est une pépinière de bons danseurs. Que s’est-il donc passé cette année? Claudia croit que les juges ont voulu équilibrer le plus possible les différents styles et que la belle province présentait un trop grand nombre de danseurs spécialisés dans le ballet contemporain. C’est bien possible. Mais il demeure que c’est le vote du public qui décide ultimement du sort des danseurs et que l’émission est beaucoup moins regardée au Québec que dans le reste du Canada où elle fait des cotes d’écoute dépassant le million et demi de téléspectateurs. Ça mes amis, pour le Canada anglais, c’est phénoménal. Mais est-ce que nos compatriotes de Medicine Hat en Alberta ou de Whitby en Ontario vont décrocher le téléphone et voter pour Claudia et Yonni? Rien n’est moins sûr. Aaaaah, les deux solitudes….</p>
<p>Une compétition comme celle-là est extrêmement exigeante: la beauté de la danse, la fluidité du mouvement, les prouesses techniques, tout cela ne s’acquiert qu’avec énormément de travail. Les danseurs répètent huit heures par jour, sept jours sur sept. Lorsqu’ils ne répètent pas, ils essaient leurs costumes. Ils n’ont pas le temps de faire du tourisme, les seules sorties que Claudia se permet c’est à la pharmacie pour aller chercher de l’antiphlogistine ou des tylenols.</p>
<p>Ils habitent dans un appartement quelque part à Toronto (Claudia me disait qu’ils sont liés par une entente de confidentialité et n’ont pas le droit de dire où ils crèchent. Il y a ça et il y a d’autres choses aussi dont elle ne pouvait pas parler.)<em> </em>Elle et Yonni, qui répètent dans les locaux du <em>National Ballet, </em>précisent cependant qu’ils sont très bien traités, que la nourriture est excellente et que des physiothérapeutes et des massothérapeutes sont sur place afin de voir à leurs muscles endoloris et de leur éviter, dans la mesure du possible, des blessures qui empêcheraient leur participation à la compétition. Mais Claudia admet qu’au début c’est l’adrénaline qui les tient et qu’inévitablement la fatigue va les rattraper. Elle le sait d’autant plus que son copain, Francis Lafrenière, a participé à la première saison et qu’il l’a mise au courant des terribles exigences auxquelles elle devrait se soumettre.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-14684" href="http://nomag.ca/2010/09/pis-tu-penses-savoir-danser/claudia-yonni-ctv/"><img class="alignleft size-full wp-image-14684" title="Claudia Yonni CTV" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2010/09/Claudia-Yonni-CTV.jpg" alt="Claudia Yonni CTV PIS TU PENSES SAVOIR DANSER?" width="306" height="288" /></a> Ils ne voient les juges qu’à l’émission. Bien sûr, tout le monde est extrêmement gentil et c’est un bonheur que de travailler avec les chorégraphes qui leur sont attribués. Yonni précise qu’il n’y a pas de bitcheries et qu’en fait les concurrents se voient peu: ils ne sont ensemble que pour les chorégraphies de groupe.</p>
<p>Yonni Fournier est cubain. C’est son vrai nom, il y a des Fourniers en Espagne et à Cuba, qui l’eût cru? Il est arrivé au Québec il y a quatre ans, tout seul, a appris le français, qu’il parle très bien, ainsi que l’anglais et gagne sa vie avec la danse. Il a participé à de nombreuses émissions de télévision en tant que danseur: <em>Star Académie, En direct de l’univers, le Gala des prix Gémeaux</em> et a fait partie des productions de <em>Shéhérazade</em> et <em>de Oh! Boy</em> et <em>Viva Casino.</em> Il me disait qu’il se sentait parfois bien seul puisqu’il n’a pas de famille au Canada et qu’il compte sur la sympathie du public pour demeurer le plus longtemps possible dans la compétition. Et il compte aussi sur son talent: c’est la troisième fois qu’il se présentait aux auditions et il a suivi d’innombrables cours de ballet contemporain et de hip hop en vue de se préparer et d’être choisi. Sa famille à Cuba est très fière de lui mais ne comprend pas trop le concept de téléréalité qui n’existe pas sur l’île de Fidel Castro. Pour Yonni, <em>So you think you can dance Canada </em>est un tremplin qui devrait lui permettre de danser au cinéma et d’entamer une carrière de mannequin.</p>
<p>Francis Lafrenière et Claudia Primeau possèdent <em>Bahia Studio</em>, deux écoles de danse à Longueuil et à Châteauguay. Pour Claudia aussi c’est l’occasion de se faire connaître. Et pour elle et Yonni, travailler avec les meilleurs chorégraphes demeure une occasion incroyable d’apprendre et d’explorer. Un rêve: Mia Michael, qui chorégraphie des danses aux scénarios à la fois pleins d’émotion et de prouesses techniques.</p>
<p>Pour ces deux jeunes Québécois, c’est fabuleux de se retrouver à Toronto dans un contexte comme celui-là. Mais la vie étant ce qu’elle est, tout le Québec n’était pas  derrière eux et les téléspectateurs de Medicine Hat et de Whitby n’ont pas voté pour Yonni: il a été éliminé hier soir (mardi 31 août) alors que Claudia s’est retrouvée parmi les trois dernière danseuses pour le nombre de votes. Que voulez-vous, une compétition comme celle-là, où le public vote, relève terriblement du chauvinisme, de l’esprit de clocher et de la fierté locale. Il faudrait peut-être qu’on s’y mette ici.</p>
<p>N’oublions jamais que la danse est une discipline extrêmement difficile, qu’un danseur ne vit que par et pour son art, qu’il fait des sacrifices énormes pour accomplir les prouesses qui nous laissent sans voix. Et dans le domaine de la téléréalité, ça fait drôlement du bien de voir des gens qui ont vraiment du talent à la télévision.</p>
<p><em>So you think you can dance</em> est diffusé les lundis soirs au réseau CTV. Les résultats du vote du public sont diffusés les mardis soirs.</p>
<p><em>par MC-5</em></p>
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		<title>FFM: CHEMINS DE LA MÉMOIRE</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 12:59:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andréa Goulet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[el Caudillo]]></category>
		<category><![CDATA[fascisme]]></category>
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		<category><![CDATA[José-Luis Penafuerte]]></category>
		<category><![CDATA[Les chemins de la mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Los Caminos de la memoria]]></category>
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		<category><![CDATA[Reine Sofia]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Festival des films du monde, ou: une époque taboue de l'Espagne relatée dans le détail.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><strong>Un frisson parcourt la nuque alors que des Espagnols nostalgiques de  tous âges, même des étudiants, même le clergé, célèbrent la mort du  Grand Franco à coups de </strong>«<strong>l’Espagne aux Espagnols</strong>»<strong> et de néo-nazisme. Émotions, souvenirs. La plus belle période de leur vie, disent-ils,  alors que des lycéens étudient <em>Guernica</em> au musée de la Reine Sofia.</strong></p>
<p style="text-align: left;">En 1936 commence en Espagne une guerre civile. D&#8217;un côté, les  Républicains espagnols et les Brigades internationales, soit les Rouges. De l&#8217;autre, les Nationalistes et leurs alliés Nazis et Fascistes.</p>
<p style="text-align: left;"><a rel="attachment wp-att-14672" href="http://nomag.ca/2010/09/ffm-les-chemins-de-la-memoire/les-chemins-de-la-memoire-affiche/"><img class="alignleft size-full wp-image-14672" title="Les chemins de la mémoire affiche" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2010/09/Les-chemins-de-la-mémoire-affiche.jpg" alt="Les chemins de la mémoire affiche FFM: CHEMINS DE LA MÉMOIRE" width="263" height="352" /></a> Le 1er avril 1939, comme une mauvaise blague, ce sont les Nationalistes  qui l&#8217;emportent, donnant le pouvoir au Général Franciso Franco y  Bahamonde, resté dans l&#8217;Histoire sous le mignon diminutif «Franco»,  aussi appelé el Caudillo, ce qui se traduit aisément par Il Duce ou  encore der Führer. Charmant avenir qui se profile pour l&#8217;Espagne et son  peuple.</p>
<p style="text-align: left;">Le film ne retrace pas cette époque. Alors que le gouvernement  espagnol a ouvert les archives de quarante années d’enfer, José Luis  Peñafuerte mène une enquête beaucoup plus importante: Que reste-t-il, dans la mémoire collective des Espagnols, de trois ans de guerre civile et trente-cinq ans de dictature?</p>
<p style="text-align: left;">Que reste-il de ces résistants, torturés en prison? Que reste-il aux  familles dépossédées, qui ont vécu toute leur vie en face de leur propre  maison, côtoyant leurs bourreaux dans des villages transformés en  ghettos?<br />
Où sont ces jeunes qui ont émigrés vers des pays plus libres sans jamais  oublier que leur coeur est en Espagne? Où sont ces enfants nés en  rétention et enlevés à leur famille par crainte qu’ils ne soient  atteints du gène du communisme? Combien trouvera-t-on encore de fosses communes remplies de squelettes  attendant une inhumation digne d’un être humain? Et qui aura le courage  d’identifier les corps?</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="527" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/4RDysbAhvt0?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="527" height="385" src="http://www.youtube.com/v/4RDysbAhvt0?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: left;">Le film mérite une suite, plus  positive, plus folle, plus concentrée sur le vent de liberté qui a  soufflé sur Espagne pendant les années 80, la Movida, Almodóvar, Luz  Casal, Victoria Abril, Agatha Ruiz de la Prada, Ouka Leele.</p>
<p style="text-align: left;">Ce n’est pas un documentaire, c’est un document. Un document sur les  souvenirs d’une époque taboue, douloureuse. Un document sur une plaie  réouverte. Un document qui n&#8217;a qu&#8217;une seule certitude, c’est que  personne ne gagne une guerre fratricide, même si les Brigades  Internationales, venues des quatre coins de l&#8217;Europe soutenir les  Républicains par pure conviction, ont fait de ce conflit la dernière  guerre romantique.</p>
<p style="text-align: left;"><em>par Andréa Goulet</em></p>
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		<series:name><![CDATA[30.MAR.2010]]></series:name>
	</item>
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		<title>FFM: DOOMAN RIVER</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 12:45:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andréa Goulet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Corée du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Corée du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Dooman River]]></category>
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		<description><![CDATA[Le Festival des films du monde, ou: comment se trancher les veines avec un fauteuil de cinéma.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Feuillette un peu le programme du <a href="http://www.ffm-montreal.org/" target="_blank">FFM</a>. Lis bien tous les résumés. Rien n&#8217;est vraiment joyeux, tu vois. Mais là&#8230;</strong></p>
<p>C&#8217;est un fleuve gelé que traversent des réfugiés nord-coréens pour voir  la Chine. Comme ils ne peuvent marcher sur le fleuve qu&#8217;en hiver, tout  le film est couvert de neige, du plan fixe du début à celui de la fin.  Une heure et demie de film qui donne froid dans une salle climatisée,  c&#8217;est long.</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="527" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/1VhUPzBhulI?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="527" height="385" src="http://www.youtube.com/v/1VhUPzBhulI?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: left;">Long comme les silences entre des dialogues de trois  répliques (au plus).</p>
<p>Long comme un film sans musique (hors chanson des  vieux du village lors d&#8217;une veillée funèbre).</p>
<p>Long comme la vie d&#8217;un  petit garçon chinois, de son copain nord-coréen qui se planque dans une  ruine, de sa grande soeur muette (puis muette et violée) persuadée que  leur père est encore vivant, de son grand-père qui envoie régulièrement  des médicaments à sa belle-fille partie travailler en Corée du Sud pour  faire fortune.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-14668" href="http://nomag.ca/2010/09/ffm-dooman-river/dooman-river/"><img class="alignleft size-full wp-image-14668" title="Dooman River" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2010/09/Dooman-River.jpg" alt="Dooman River FFM: DOOMAN RIVER" width="324" height="203" /></a> Face aux soldats chinois qui traquent les réfugiés, un  village de vieillards et d&#8217;enfants qui cachent et nourrissent des  réfugiés dans leurs granges, jusqu&#8217;à ce qu&#8217;une série de v(i)ols qui met  fin à l&#8217;entraide. Nous avons affaire à un film hautement positif.</p>
<p>La pauvreté, la misère, la haine, la détresse humaine. Le documentaire  est triste, le film manque de sentiments. Certes, le tout donne envie de  se trancher les veines avec le fauteuil du cinéma, mais est-ce à cause  du rythme léthargique et du froid à perte de vue ou à cause du sort des  personnages?</p>
<p>Peut-être que les sentiments se perdent dans de trop éparses anecdotes que l&#8217;on peine à  relier à une intrigue, comme si les petites histoires des habitants  d&#8217;un village chinois perdu se noyaient dans l&#8217;Histoire avec un grand  ash. Ou le contraire.</p>
<p>Il y a quand même un fait intéressant que les  deux journalistes qui ont quitté la salle ont râté: le maire se tape la  vendeuse de tofu.</p>
<p><em>par Andréa Goulet</em></p>
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		<title>MANGETESCROÛTES</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Aug 2010 19:47:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LNC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bouffe]]></category>
		<category><![CDATA[Live]]></category>
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		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
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		<category><![CDATA[Yves Laroche Galerie d'art]]></category>

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		<description><![CDATA[A la limite de la Petite Italie, en face du nouvel emplacement de la galerie Yves Laroche,
Le Douro régale.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="file:///C:/Users/INVIT%7E1/AppData/Local/Temp/moz-screenshot-1.png" alt="moz screenshot 1 MANGETESCROÛTES"  title="MANGETESCROÛTES" /></p>
<address style="text-align: right;"> </address>
<address style="text-align: right;"> </address>
<address style="text-align: right;"> </address>
<address style="text-align: right;"> </address>
<address style="text-align: right;"><a rel="attachment wp-att-14628" href="http://nomag.ca/2010/08/mangetescroutes-5/p1000255/"><img class="alignleft size-medium wp-image-14628" title="P1000255" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2010/08/P1000255-578x400.jpg" alt="P1000255 578x400 MANGETESCROÛTES" width="284" height="205" /></a></address>
<address style="text-align: right;"> </address>
<address style="text-align: right;"> </address>
<address style="text-align: right;"> </address>
<address style="text-align: right;"> </address>
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<address style="text-align: right;"> </address>
<address style="text-align: right;"> </address>
<address style="text-align: right;"> </address>
<address style="text-align: right;"> </address>
<address style="text-align: right;"> </address>
<address style="text-align: right;">Restaurant Douro</address>
<address style="text-align: right;">6518 blvd St-Laurent/coin Beaubien</address>
<address style="text-align: right;">Montréal</address>
<address style="text-align: right;">Tél.( 514) 273-6969</address>
<address style="text-align: right;">
</address>
<address style="text-align: right;">Ouvert du dimanche au vendredi </address>
<address style="text-align: right;">de midi à 23h </address>
<address style="text-align: right;">et le samedi de 17h à minuit<br />
</address>
<address style="text-align: right;"> </address>
<address style="text-align: right;"> </address>
<address style="text-align: right;"> </address>
<address style="text-align: right;"> </address>
<p>Douro, le fleuve d’or du Portugal, sur ses rives, des vignes grimpantes à des murets en font la région la plus ancienne d’appellation contrôlée du monde pour son porto et ses vins.</p>
<p>À Montréal, aux limites du quartier de la petite Italie, un resto lui fait honneur avec ses mosaïques au mur et ses céramiques magnifiques au plancher, à l’image du ciel bleu de ce pays.</p>
<p>De la place pour une soixantaine de personnes, nappes de toile impeccables, musique  reposante en arrière fond, le propriétaire nous accueille souriant: il pleut ce dimanche soir sur la métropole, le soleil brille dans ce doux décors aux accents bleutés. Il est 20 heures et le resto est plein. Des familles qui terminent leur repas, des tables pour deux aussi occupées. On  tamise tout doucement l’éclairage alors que la soirée avance.</p>
<p><strong>Les tapas sont offerts en entrée; poissons, crustacés, agneau et poulet se retrouvent à la carte cuisinés ou en grillade. </strong>Fromage et olives accompagnent notre lecture du menu.</p>
<p>Nous sommes quatre, et opterons d’abord pour un assortiment de tapas au choix du chef.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-14631" href="http://nomag.ca/2010/08/mangetescroutes-5/p1000257/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-14631" title="P1000257" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2010/08/P1000257-578x400.jpg" alt="P1000257 578x400 MANGETESCROÛTES" width="416" height="288" /></a></p>
<p>L’assiette est  garnie abondamment: <strong>saucisses portugaises,  crevettes, calmars et sardines grillés, acras de morue</strong>. La panure est légère, les crustacés tendrement aromatisés.</p>
<p>Poissons et volaille complètent le repas; la poitrine de poulet est savoureuse, accompagnée de frites et d’une salade verte, elle comble l’appétit de notre homme affamé.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-14632" href="http://nomag.ca/2010/08/mangetescroutes-5/p1000259/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-14632" title="P1000259" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2010/08/P1000259-578x400.jpg" alt="P1000259 578x400 MANGETESCROÛTES" width="405" height="280" /></a></p>
<p>Mais ce sont les poissons qui nous exciteront le plus le palais. <strong>Le loup de mer, l’espadon, le bar sont servis sur un lit de légumes</strong>. À point, savoureux à souhait, ils sont grillés, l’ail y règne comme condiment.  Les chairs demeurent fermes, la présentation est colorée, les plats servis bien chauds. Il faut avoir faim, les tapas furent nourrissants à souhait.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-14634" href="http://nomag.ca/2010/08/mangetescroutes-5/p1000258/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-14634" title="P1000258" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2010/08/P1000258-578x400.jpg" alt="P1000258 578x400 MANGETESCROÛTES" width="416" height="288" /></a></p>
<p>Et puis la conversation s’anime. On parle d’art, le proprio de la galerie d’en face s’est joint à nous. Le vin nous réchauffe l’âme et anime la discussion. Les deux bouteilles nous furent conseillées par le patron, sa carte est bien garnie et fait honneur à la région du Douro. Au dessert,  par gourmandise, on opte pour <strong>la crème du ciel</strong>, histoire de voler encore plus haut: douce, elle sucre tout en délicatesse le goût de nos espresso.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-14630" href="http://nomag.ca/2010/08/mangetescroutes-5/p1000256/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-14630" title="P1000256" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2010/08/P1000256-578x400.jpg" alt="P1000256 578x400 MANGETESCROÛTES" width="416" height="288" /></a></p>
<p>La soirée s’éternise, le fond de l’air est à la réjouissance, un verre de porto nous est offert par la maison. Nous sommes les derniers avec les cuistots et les garçons de l’endroit qui dégustent  aussi poissons et crustacés à la table d’à côté.</p>
<p><strong>Vous compterez 50$ par personne sans le vin. Côté bouteille, fiez-vous au patron pour le choix.</strong></p>
<p>Voilà un restaurant pour combattre la grisaille de novembre qui nous tombera dessus sous peu.  Nous y reviendrons,  promis.</p>
<address>par Clara Marais</address>
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