<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	xmlns:series="http://unfoldingneurons.com/"
	>

<channel>
	<title>&#124; NOMAG &#124;</title>
	<atom:link href="http://nomag.ca/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://nomag.ca</link>
	<description>nomag, no issues X ceci n&#039;est pas un mag &#124; NOMAG &#124;</description>
	<lastBuildDate>Mon, 30 Jan 2012 00:33:33 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.2.1</generator>
<xhtml:meta xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" name="robots" content="noindex" />
		<item>
		<title>LA NOCE: HYMNE À LA THÉÂTRALITÉ</title>
		<link>http://nomag.ca/2012/01/la-noce-hymne-a-la-theatralite/</link>
		<comments>http://nomag.ca/2012/01/la-noce-hymne-a-la-theatralite/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 00:31:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MC5</dc:creator>
				<category><![CDATA[Latest Issue]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Berthold Brecht]]></category>
		<category><![CDATA[Gregory Hlady]]></category>
		<category><![CDATA[La Noce]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre de]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://nomag.ca/?p=24514</guid>
		<description><![CDATA[La mise en scène… la mise en scène…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em><strong><span style="color: #800000;"><a title="LA NOCE / THEATRE DE LA VEILLE" href="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2012/01/lanoce_full.jpg" rel="Lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-24517" title="LA NOCE / THEATRE DE LA VEILLE" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2012/01/lanoce_full.jpg" alt="" width="540" height="360" /></a>La noce Berthold Brecht</span></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">C’est paillard, grossier, cruel, vulgaire, bruyant, on y boit trop, on y mange énormément, on raconte des histoires salaces, il y a des secrets qui sont révélés, c’est <em>La noce</em> et ça relève pratiquement du théâtre extrême.</p>
<p style="text-align: justify;">Huit personnages se retrouvent autour d’une table pour célébrer le mariage d’un jeune homme et d’une jeune fille. Les liens qui les unissent ne sont pas des plus limpides ce qui se révèle frustrant pour le spectateur. On comprend toutefois petit à petit que le marié a fabriqué tous les meubles de la maison qu’il va habiter avec sa nouvelle épouse et que sous le vernis petit-bourgeois se dissimulent une rage et une méchanceté qui vont trouver leur exutoire au fur et à mesure que la soirée avance et que l’alcool remplace le sang dans les veines. Et ça devient terrifiant lorsque les masques tombent.</p>
<p style="text-align: justify;">D’emblée je vous dirai que je ne crois pas que <em>La noce </em>soit une bonne pièce. C’est une œuvre de jeunesse de Brecht, un de ces textes qui aurait pu rester dans le fond du tiroir sans que la dramaturgie universelle n’en soit beaucoup affectée. Mais, la mise en scène…la mise en scène…</p>
<p style="text-align: justify;">La mise en scène est fabuleuse. C’est réglé, rodé, maîtrisé comme j’ai rarement vu. Gregory Hlady a fait d’un texte médiocre un hymne à la théâtralité. C’est d’un réalisme foudroyant : les comédiens mangent, boivent, éclaboussent, vomissent et bien d’autres choses encore avec un incroyable abandon. Ils grimpent sur la table, cassent les meubles, ces pauvres meubles amoureusement collés par le marié pour son nid d’amour et qui représentent la métaphore grinçante de l’écroulement de la façade de civilisation que tout le monde arbore au début. Paul Ahmarani, qui est toujours un cran au-dessus de tout le monde parce qu’il est meilleur que tout le monde, est plein d’une vitalité hargneuse et lubrique, d’un mépris plein de venin. Ce type est dangereux, et dangereusement séduisant. Les autres comédiens d’en tirent honorablement surtout Stéphanie Cardi en mariée dont la beauté souveraine semble détonner dans le contexte mais qui se révélera, ultimement, aussi apte aux bassesses que le reste de la famille.</p>
<p style="text-align: center;"><a title="LA NOCE / THEATRE DE LA VEILLE" href="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2012/01/lanoce_2.jpg" rel="Lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-24520" title="LA NOCE / THEATRE DE LA VEILLE" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2012/01/lanoce_2.jpg" alt="" width="373" height="560" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Gregory Hlady a fait de <em>La noce </em>une pièce avec ce que j’appellerais des sous-titres : les comédiens figent dans l’action à plusieurs reprises et le spectateur voit les fantasmes, la cruauté, les chimères prendre corps et réalité, tout le non-dit qui caractérise les familles, les groupes d’amis, la vie en société. Ceci dit, la pièce, qui dure une heure 45 aurait pu être élaguée, les dernières 15 minutes qui mettent en scène le couple de jeunes mariés m’ont semblé inutiles.</p>
<p style="text-align: justify;">Je me suis rappelée les cours de théâtre à l’université où je devais lire des textes auxquels, parfois, je ne comprenais rien. Je ne saisissais pas les nuances entre les différents personnages, j’étais incapable de discerner leurs motivations, le pourquoi et le comment de l’exercice m’échappait complètement. Je veux bien mettre cela sur le compte de la jeunesse et de l’inexpérience. Mais il demeure qu’il y a de ces textes plus difficiles que d’autres, ça oui, mais aussi mal construits et mal définis et dont les contours débordent au-delà de ce que le spectateur peut cerner. <em>La noce</em> est de ceux-là, mais le génie de Gregory Hlady transcende cette pièce et nous procure un inoubliable moment de théâtre.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.laveillee.qc.ca/saison11-12/La_Noce.shtml" target="_blank"><em>La noce</em> est présentée au Théâtre de la Veillée jusqu’au 11 février 2012</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Par MC5</em></strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://nomag.ca/2012/01/la-noce-hymne-a-la-theatralite/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;OPÉRA DE QUAT&#8217;SOUS: TIÈDE, SANS PLUS</title>
		<link>http://nomag.ca/2012/01/lopera-de-quatsous-tiede-sans-plus/</link>
		<comments>http://nomag.ca/2012/01/lopera-de-quatsous-tiede-sans-plus/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 22:45:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isabelle Payette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Latest Issue]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Bertolt Brecht]]></category>
		<category><![CDATA[Brigitte Haentjens]]></category>
		<category><![CDATA[L’Opéra de quat’sous]]></category>
		<category><![CDATA[Mackie-le-Couteau]]></category>
		<category><![CDATA[Sébastien Ricard]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://nomag.ca/?p=24501</guid>
		<description><![CDATA[Opération-charme pas réussie...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong><em><span style="color: #800000;"><a title="L'OPÉRA DE QUAT'SOUS / PHOTO LYDIA PAWELAK" href="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2012/01/pawelak_1.jpg" rel="Lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-24505" title="L'OPÉRA DE QUAT'SOUS / PHOTO LYDIA PAWELAK" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2012/01/pawelak_1.jpg" alt="" width="560" height="396" /></a>L’Opéra de quat’sous : pas si agréable</span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je serai parfaitement honnête : malgré le fait que quelques versions de L’Opéra de quat’sous aient été présentées sur les scènes montréalaises ces dernières années, cette version concoctée par Brigitte Haentjens constituait mon premier contact avec ce classique du théâtre musical de Bertolt Brecht sur une scène. Haentjens ayant déjà démontré son aisance à diriger efficacement une distribution de 50 interprètes avec Tout comme elle, tous les espoirs étaient permis pour cette production réunissant 23 interprètes sur scène.</p>
<p style="text-align: justify;">Sébastien Ricard incarne Mackie-le-Couteau, criminel à la tête d’une bande de voleurs de bas étage, qui séduira et épousera la fille de M. Peachum, un autre individu peu recommandable faisant office de proxénète de faux mendiants. Cette union n’a pas la bénédiction du couple Peachum. Ce sera le point de départ d’une série de manigances où chaque clan tentera de faire chuter l’autre. Bien vite, les trahisons auront cours à l’intérieur même des cliques. L’exploitation est partout, personne ne sait résister à la corruption ainsi qu’à l’appât du gain. L’univers de cette production est glauque et violent, et l’intrigante scénographie d’Anick La Bissonnière offrant une scène convexe asymétique illustre à quel point les protagonistes évoluent en terrain miné, toujours à un pas du gouffre. Cette configuration donne aussi du caractère à la mise en scène chorale de Haentjens tout en meublant l’espace de la vaste scène de l’Usine C.</p>
<p style="text-align: justify;">La création de ce spectacle a manifestement nécessité un travail considérable, et l’on note plusieurs choix judicieux qui auront l’avantage de rapprocher le public québécois de l’intrigue, comme c’est le cas de l’adaptation de Jean Marc Dalpé dans une langue populaire truculente qui sied bien au caractère caricatural des personnages. Il en va de même pour la transposition de l’action dans le Montréal de 1939, à grands renforts de références aux principales artères montréalaises et à certaines figures politiques de l’époque comme l’ex-maire Camilien Houde.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré tous ces choix qui se défendent parfaitement bien, le charme n’a pas opéré dans mon cas. Sébastien Ricard ne livre pas à proprement parler une mauvaise performance, mais il ne dégage pas le charisme que l’on attendrait chez un personnage de cette trempe. Quand il chante avec davantage de rage et d’intensité dans sa complainte finale, c’est l’intelligibilité des paroles qui en souffre. Ricard, sur les épaules duquel repose une bonne partie de la production, ne se montre pas tout à fait à la hauteur de la tâche. C’est plutôt l’excellente Kathleen Fortin qui vole la vedette avec son interprétation théâtrale, et surtout vocale, dont la qualité est à couper le souffle. À voir son aplomb, on regrette qu’elle n’ait pas été l’interprète principale, ce qui n’aurait pas été si suprenant dans cette pièce où quelques comédiennes interprètent des rôles masculins dans un procédé de distanciation classique, mais qui ne sert pas à grand-chose.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, le ton et les rebondissements de la pièce oscillent entre le glauque et le vaudeville caricatural, mais les éclats de rire de la salle sont assez rares avant les derniers moments de la production. Si la finale, dont nous tairons la teneur pour ne pas gâcher le plaisir de l’éventuel spectateur n’étant pas déjà familier avec celle-ci, offre sans conteste le moment le plus divertissant de la représentation, ce ne fut pas assez pour que je considère avoir réellement passé une bonne soirée de théâtre pendant ce spectacle de 2 heures 30 minutes. La lourdeur didactique et moralisatrice de la conclusion, difficile à éviter puisqu’au cœur de la démarche théâtrale de Brecht, me donne à croire que le spectacle a mal vieilli. Brigitte Haentjens a voulu tisser des liens entre l’univers de L’Opéra de quat’sous et celui des indignés de Wall Street, mais je reste très sceptique devant ce parallèle boiteux, les trahisons cupides à répétition des personnages et l’idéalisme de la justice sociale des indignés me semblant foncièrement antithétiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré certains choix intéressants, devant une trame narrative peu édifiante, des longueurs et une démarche qui me prend gentiment pour une imbécile, je reste tiède.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.usine-c.com/" target="_blank">L’Opéra de quat’sous est présenté jusqu’au 11 février 2012 à l’Usine C.</a><br />
<em><strong><br />
Par Isabelle Payette</strong></em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://nomag.ca/2012/01/lopera-de-quatsous-tiede-sans-plus/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>MATT STERN: WHAT YOU WANTED TO HEAR</title>
		<link>http://nomag.ca/2012/01/matt-stern-what-you-wanted-to-hear/</link>
		<comments>http://nomag.ca/2012/01/matt-stern-what-you-wanted-to-hear/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 17:58:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rebecca Hiscott</dc:creator>
				<category><![CDATA[Album Review]]></category>
		<category><![CDATA[Latest Issue]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Matt Stern]]></category>
		<category><![CDATA[montréal]]></category>
		<category><![CDATA[music]]></category>
		<category><![CDATA[review]]></category>
		<category><![CDATA[What You Wanted To Hear]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://nomag.ca/?p=24473</guid>
		<description><![CDATA[ALBUM REVIEW: MATT STERN "WHAT YOU WANTED TO HEAR"]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;" align="center"><a title="MATT STERN / WHAT YOU WANTED TO HEAR" href="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2011/12/What-You-Wanted-to-Hear.jpg" rel="Lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-24474" title="MATT STERN / WHAT YOU WANTED TO HEAR" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2011/12/What-You-Wanted-to-Hear.jpg" alt="" width="490" height="490" /></a><em><span style="color: #800000;"><strong>MATT STERN: WHAT YOU WANTED TO HEAR</strong></span></em></p>
<p style="text-align: justify;">It’s an easy pun to make, and I’m going to make it anyway: Montreal’s own Matt Stern’s third album is well worth hearing. <em>What You Wanted to Hear</em> features Stern’s trademark acoustic sound with a few uncanny little extras – bluesy brass courtesy of Heather Anderson on “Grateful” and “Keep You Here”, tender beatboxing – it is possible – by Michael Dyck on “Feel This Way” and delicate background vocals adding a little yin to Stern’s yang on the last three tracks.</p>
<p><object width="560" height="315"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/dAxgfayEvAk?version=3&amp;hl=en_US&amp;rel=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/dAxgfayEvAk?version=3&amp;hl=en_US&amp;rel=0" type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="315" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;">This EP takes the universality of Stern’s message to a new level, transcending the tropes of queer or straight romance and making guitar-folk music that can be appreciated by just about anyone. The liquid smoothness of Stern’s voice and lyrics and that ubiquitous longing to heal the world through song carries a double dose of melancholy and optimism – it’s like a bowl of chicken soup for the soul, if you’ll pardon the literary theft, and definitely the perfect sound for the holiday season.  As always the lyrics are incredibly poignant in their simplicity, penetrating the pervasive struggle to accept yourself and the one you love.</p>
<p style="text-align: justify;">I can’t get over the duet with Brigitte Naggar on “From the Heart” or the piercing sun-drenched openness of “Prairie Girl”. Naggar’s delicate vocals are a perfect counterweight to Stern’s and the female presence underscores the ubiquity of the sentiment, “I don’t need you to be in love that hard/I just need to hear you speaking words that come right from the heart”. Who can’t identify with that?</p>
<p style="text-align: justify;">“Prairie Girl”, meanwhile, just <em>gets</em> to me. It has my heart in a vice. The lyrics are delivered with the honesty and care we’ve come to expect of Matt Stern and lines like “Chipped tooth and endless eyes and roots unsown, she has to be a prairie girl” are just perfect. It has to be heard to be believed, as does Stern’s entire oeuvre thus far.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>By Rebecca Hiscott</em></strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://nomag.ca/2012/01/matt-stern-what-you-wanted-to-hear/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>ORPHELINS: VOYEURS MALGRÉ NOUS</title>
		<link>http://nomag.ca/2012/01/orphelins-voyeurs-malgre-nous/</link>
		<comments>http://nomag.ca/2012/01/orphelins-voyeurs-malgre-nous/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 17:07:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MC5</dc:creator>
				<category><![CDATA[Latest Issue]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Dennis Kelly]]></category>
		<category><![CDATA[Orphelins]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre La Licorne]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://nomag.ca/?p=24478</guid>
		<description><![CDATA[Remise en question; on sort de cette pièce ébranlé...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a title="ORPHELINS / PHOTO SUZANE O'NEILL" href="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2012/01/orph_3.jpg" rel="Lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-24480" title="ORPHELINS / PHOTO SUZANE O'NEILL" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2012/01/orph_3.jpg" alt="" width="541" height="359" /></a><span style="color: #800000;"><em><strong>          Orphelins  par Dennis Kelly</strong></em></span></p>
<p style="text-align: justify;">La pièce de Dennis Kelly est un formidable texte impeccablement traduit et rendu. Il y a la signature de Fanny Britt, la très douée traductrice, dans cette production présentée au Théâtre de La Licorne: on reconnait les dialogues vinaigrés, dissonants, gothiques, provocateurs qui, dans leur occasionnelle cacophonie, évoquent terriblement la vraie vie. Et c’est ce qui est frappant avec <em>Orphelins </em>: on jurerait que l’on regarde ces gens à travers une fenêtre en entendant tout ce qu’ils disent. L’effet de réel est ici décuplé et cela tient autant à la performance des comédiens qu’à la mise en scène de Maxime Denommée qui, je l’ai toujours dit, est aussi talentueux que beau.</p>
<p style="text-align: left;"><a title="ORPHELINS / PHOTO SUZANE O'NEILL" href="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2012/01/orph_2.jpg" rel="Lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-24484" title="ORPHELINS / PHOTO SUZANE O'NEILL" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2012/01/orph_2.jpg" alt="" width="541" height="360" /></a><a href="http://nomag.ca/2012/01/orphelins-voyeurs-malgre-nous/orph_1/" rel="attachment wp-att-24483"><br />
</a>On sort de cette pièce ébranlé : au départ on croit assister à un cas assez banal d’un frère et d’une sœur entretenant une relation fusionnelle impliquant que la sœur aînée veuille protéger à tout prix son jeune frère un peu démuni face à la vie et à qui il manque manifestement quelques boulons au cerveau. Mais l’incident tourne bientôt au drame absolu et les conséquences ne laisseront personne indemne.</p>
<p style="text-align: justify;">Helen et Danny sont mariés et parents d’un petit garçon de cinq ans. Ils vivent confortablement et leur couple semble solide. Helen a un frère, Liam, ils sont orphelins suite à la mort de leurs parents et ont été ballottés dans le système des foyers d’accueil pendant toute leur jeunesse. Helen s’en est assez bien sortie. Mais pas Liam. Et peut-être aussi qu’Helen, finalement, ne s’en est pas si bien sortie que cela.</p>
<p style="text-align: center;"><a title="ORPHELINS / PHOTO SUZANE O'NEILL" href="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2012/01/orph_11.jpg" rel="Lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-24485" title="ORPHELINS / PHOTO SUZANE O'NEILL" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2012/01/orph_11.jpg" alt="" width="541" height="359" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Un soir, alors que le couple s’apprête à souper en amoureux, Liam surgit couvert de sang. Son récit, d’abord incohérent, se précise de plus en plus : qu’est-il arrivé, qu’a-t-il fait, quelles sont les conséquences…petit à petit le voile se lève sur un acte horrible qui couvait, en fait, depuis longtemps. Liam a disjoncté complètement ce soir-là mais c’était arrivé avant, quoique dans une moindre mesure et toute la question se pose à savoir si un tel geste aurait pu être évité.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai pensé au roman <em>We need to talk about Kevin</em> de Lionel Shriver en voyant <em>Orphelins</em>. Il y a dans les deux œuvres la même relation tordue entre deux êtres où la mère dans un cas, la sœur dans l’autre, savent parfaitement qu’un jour se produira quelque chose d’irrémédiable. Elles le savent mais elles ne veulent pas le voir, peut-être (et c’est ma théorie) parce qu’en-dedans d’elles-mêmes elles possèdent aussi cette folie, cette violence implacable qu’elles ont appris à contrôler mais qu’elles voient se refléter dans le miroir que constitue cet être si proche d’elles, qui est dangereux, qu’elles aiment.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout se désintègre peu à peu pour ces personnages. Le thème de la bête qui est en nous et qui ne demande qu’à être lâchée trouve ici une exploitation particulièrement efficace. Et ceci grâce à ces remarquables comédiens que sont Évelyne Rompré, Steve Laplante et Étienne Pilon. Surtout Étienne Pilon qui apporte une incroyable présence physique et psychologique au personnage de Liam. Même lorsqu’il ne dit rien, qu’il est simplement là sur scène à observer sa sœur et son mari, il crève le quatrième mur.</p>
<p style="text-align: justify;">La mise en scène, sobre, est parfaite, on ne la sent pas. Comme je vous disais, on a l’impression qu’il s’agit de la vraie vie. Que nous sommes, un peu voyeurs bien sûr, les témoins involontaires d’un drame familial qui se passe chez nos voisins. Cette heure et demie nous fait réfléchir et nous remet en question. Nous fait nous interroger sur la normalité et sur ce dont nous serions capables pour sauver quelqu’un qu’on aime. Ce sont des questions vitales et c’est la magie du théâtre que de nous faire sentir comme cela, ce qui n’arrive pas si souvent.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://theatrelalicorne.com/" target="_blank"><em>Orphelins</em> est une production du théâtre de La Manufacture et est présentée au Théâtre de La Licorne jusqu’au 18 février</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Par MC5</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://nomag.ca/2012/01/orphelins-voyeurs-malgre-nous/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>POURQUOI PAS?: CONSTERNANT</title>
		<link>http://nomag.ca/2011/12/pourquoi-pas-consternant/</link>
		<comments>http://nomag.ca/2011/12/pourquoi-pas-consternant/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 18 Dec 2011 19:23:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MC5</dc:creator>
				<category><![CDATA[Latest Issue]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Prégent]]></category>
		<category><![CDATA[pauline martin]]></category>
		<category><![CDATA[pourquoi pas]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://nomag.ca/?p=24465</guid>
		<description><![CDATA[Rien à se mettre sous la dent.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a title="POURQUOI PAS? / Photo François Brunelle" href="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2011/12/pourquoi_full.jpg" rel="Lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-24467" title="POURQUOI PAS? / Photo François Brunelle" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2011/12/pourquoi_full.jpg" alt="" width="539" height="360" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color: #800000;">Pourquoi pas? De Norm Foster au Théâtre Jean-Duceppe</span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Vous savez que vous avez un problème lorsque vous vous trouvez à une représentation théâtrale, que vous regardez votre montre et qu’il n’est que 20 heures trente et que vous pensiez être là depuis deux ans.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est ce qui m’est arrivé avec <em>Pourquoi pas?</em>, cette pièce du dramaturge canadien anglais Norm Foster qui narre l’improbable rencontre de Bob et de Jacqueline. Bob est divorcé, Jacqueline est veuve, elle était la femme du patron de Bob, ils se sont rencontrés trois fois en l’espace de 25 ans et Bob l’a toujours aimée semble-t-il. L’amoureux transi veut convaincre la veuve-pas-du-tout-joyeuse que l’amour est encore possible malgré leur âge quasi canonique et que la vie peut encore leur réserver des moments de grâce. Le message étant ici que l’amour n’a pas d’âge et que, contrairement à ce que veulent nous faire croire la publicité, les émissions de télévision et la société en général, il n’est pas nécessaire d’être obligatoirement jeune et séduisant pour sentir son cœur battre autrement qu’en montant les escaliers.</p>
<p style="text-align: justify;">-C’est consternant, m’a chuchoté peu après le début de la représentation ma compagne-en-théâtre de ce soir-là. C’est en effet le qualificatif qui convient à ce texte qui n’est qu’un ramassis de clichés tous plus éculés les uns que les autres. Norm Foster n’a manifestement jamais entendu parler de l’ellipse ou de la métaphore, tout est expliqué avec un épuisant luxe de détails qui ne laisse rien en pâture à l’imagination du spectateur. On a droit à tous les états d’âme insignifiants des protagonistes et le pire c’est que tout cela nous laisse complètement froids car il n’y a pas une once d’émotion qui se pointe à l’horizon. J’ai déjà lu des livres ou vu des pièces qui traitent de couples vieillissants qui s’interrogent sur la possibilité d’un éventuel recommencement. Et bien sûr que ça peut marcher, mais ici la pâte ne lève pas.</p>
<p style="text-align: center;"><a title="POURQUOI PAS? / Photo François Brunelle" href="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2011/12/pourquoi3.jpg" rel="Lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-24468" title="POURQUOI PAS? / Photo François Brunelle" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2011/12/pourquoi3.jpg" alt="" width="524" height="343" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Évidemment le texte n’est pas très bon mais la traduction n’aide en rien. Quand on entend « Je n’y toucherais pas avec un poteau de dix pieds » qui est la traduction littérale de « I wouldn’t touch it with a ten-foot pole » on se dit que la civilisation occidentale est en train de s’écrouler et qu’on vient de se retrouver bien malgré soi flottant dans des stratosphères d’inanité. Le décor, gris et brun, n’évoque en rien les contradictions et les passions qui, en principe, agitent l’âme des personnages et la mise en scène…et bien, on se demande s’il y a eu des efforts de ce côté-là parce que les comédiens se déplacent de façon convenue dans un univers insipide, incolore et sans saveur où rien ne brille, où rien ne provoque la moindre étincelle, où tout, à commencer par le texte, est terne et fade.</p>
<p style="text-align: center;"><a title="POURQUOI PAS? / Photo François Brunelle" href="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2011/12/pourquoi2.jpg" rel="Lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-24469" title="POURQUOI PAS? / Photo François Brunelle" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2011/12/pourquoi2.jpg" alt="" width="543" height="337" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pauline Martin et Claude Prégent méritaient mieux que cela. Ce sont deux comédiens aguerris pleins de talent qui peuvent véhiculer, grâce à leur expérience, des émotions et du contenu. Mais il n’y a rien à se mettre sous la dent pour eux dans cette pièce sur laquelle, personnellement, je fais une croix.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://duceppe.com/" target="_blank"><em>Pourquoi pas?</em> Est présenté au Théâtre Jean-Duceppe jusqu’au 4 février 2012</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Par MC5</em></strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://nomag.ca/2011/12/pourquoi-pas-consternant/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>DIE REISE: INITIATION INTÉRESSANTE, INÉGALE</title>
		<link>http://nomag.ca/2011/12/die-reise-initiation-interessante-inegale/</link>
		<comments>http://nomag.ca/2011/12/die-reise-initiation-interessante-inegale/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 09 Dec 2011 02:25:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isabelle Payette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Latest Issue]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Die Reise]]></category>
		<category><![CDATA[Felix Mirbt]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre Aux Écuries]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://nomag.ca/?p=24449</guid>
		<description><![CDATA[Spectacle hommage à Felix Mirbt]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;" align="center"><strong><span style="color: #800000;"><em><a href="http://nomag.ca/2011/12/die-reise-initiation-interessante-inegale/diereise1/" rel="attachment wp-att-24452"><img class="aligncenter size-full wp-image-24452" title="DIE REISE / Photo Mathieu Doyon" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2011/12/diereise1.jpg" alt="" width="541" height="361" /></a>Die Reise </em>: initiation intéressante, mais inégale</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif du spectacle <em>Die Reise</em> est limpide : faire connaître le travail et la contribution artistique du marionnettiste Felix Mirbt. Peu connu au Québec, Mirbt a néanmoins fortement influencé l’artiste multidisciplinaire Marcelle Hudon ainsi que les deux comparses du Théâtre de la Pire Espèce, Olivier Ducas et Francis Monty, dont le théâtre d’objets (<em>Ubu sur la table</em>) a été maintes fois salué. Les trois créateurs se sont alliés pour concevoir ce spectacle hommage qui se réclame du docufiction.</p>
<p style="text-align: justify;">Docufiction, je ne sais pas trop, mais docuthéâtre, oui. La production s’articule sur deux axes. Le premier : l’initiation au travail de Mirbt par la présentation et la manipulation de ses marionnettes les plus célèbres, ainsi que par la diffusion de séquences vidéo retraçant le parcours de l’artiste à travers notamment des entrevues avec d’anciens collaborateurs. L’aspect documentaire du spectacle est parfaitement visible dans ces séquences. Le deuxième axe, lui, offre la toile narrative. En mettant quelques marionnettes à contribution, une expérience de jeunesse rocambolesque est racontée. Dans une Allemagne bombardée par les Alliés, le jeune Felix et son père parcourent le pays à bicyclette en transportant avec eux trois millions et demi de marks, destinés à des réfugiés allemands.</p>
<p style="text-align: justify;">Le spectacle fait un va-et-vient constant entre la narration du voyage (d’où le titre de la pièce) et la présentation plus technique du travail de Mirbt. Dans la première moitié de la représentation, cela fonctionne à merveille : le spectacle s’ouvre sous la férule de la maîtresse de cérémonie Judy, marionnette loquace et irrévérencieuse qui fait souvent dans l’autodérision et qui s’approprie sans gêne les pires préjugés au sujet du théâtre de marionnettes, dans l’hilarité générale. On y reconnaît là la signature humoristique de la Pire Espèce, à laquelle il est difficile de résister. Ces intermèdes ponctuels offrent un répit bienvenu aux passages du récit de voyage, nettement plus lourds.</p>
<p style="text-align: center;"><a title="DIE REISE / Photo Mathieu Doyon" href="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2011/12/diereise21.jpg" rel="Lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-24456" title="DIE REISE / Photo Mathieu Doyon" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2011/12/diereise21.jpg" alt="" width="463" height="308" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L’intérêt de la superposition de cette anecdote et de la présentation du travail de Mirbt est évident : il permet de comprendre ce qui a inspiré l’apparence parfois mélancolique, parfois cauchemardesque des marionnettes du créateur. À ce titre, le moment où les comédiens enfilent des têtes géantes de marionnettes rappelant des crânes quand ils incarnent des officiers SS est saisissant.  Le genre d’image susceptible, comme le souhaitait Mirbt, de rester avec nous toute notre vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Malheureusement, le spectacle s’essouffle rapidement : le propos devient redondant, les moments teintés d’humour sont délaissés, les rares qui restent tournant au cabotinage, et l’on donne dans la surenchère théorique. Il n’est pas surprenant que des gens de théâtre se soient intéressés au processus de création d’un autre créateur de théâtre, mais quand l’on discourt sur l’intérêt pour les images totémiques et les archétypes, on s’adresse ici à une toute petite portion d’un public d’initiés et l’on délaisse les autres. Je me sentais soudainement de retour dans mes séminaires de maîtrise plutôt qu’à un bon show de théâtre. D’une durée d’environ 1h45, la représentation aurait nettement gagné à être resserrée.</p>
<p style="text-align: justify;">Placer les musiciens, les manipulateurs/comédiens et même l’assistante à la mise en scène et directrice de production sur la scène en permanence et à la vue des spectateurs est de bon ton dans une pièce qui veut mettre en lumière un artisan de théâtre resté dans l’ombre. Paradoxalement, la présence sur scène des musiciens m’a fait regretter que leur contribution n’ait pas été plus marquante, malgré des choix musicaux pertinents empruntant au répertoire classique allemand.</p>
<p style="text-align: justify;">Si le spectacle est de toute évidence un hommage au mentor des créateurs, il est plutôt apparu à mes yeux de spectatrice comme un hommage au travail de manipulateur de marionnettes. Ducas et Monty manipulent avec un talent et un amour évidents les créations de leur mentor, particulièrement lorsque les marionnettes sont présentées et animées une à la fois, au centre de la scène, et où l’on donne à voir l’incroyable précision de ces mouvements que l’on jurerait humains. Considérant que l’auteure de ces lignes ne se connaît aucun atome crochu avec le théâtre de marionnettes malgré quelques tentatives, la fascination qu’a inspirée <em>Die Reise </em>témoigne probablement de la plus grande force de la production.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme la mission éducative n’a pas été prise à la légère, le spectacle est aussi accompagné d’un site internet de référence sur Mirbt et d’une exposition.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://auxecuries.com/" target="_blank"><em>Die Reise</em> est présenté jusqu’au 17 décembre 2011 au théâtre Aux Écuries.</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Par Isabelle Payette</em></strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://nomag.ca/2011/12/die-reise-initiation-interessante-inegale/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>2011 REVUE ET CORRIGÉE</title>
		<link>http://nomag.ca/2011/12/2011-revue-et-corrigee/</link>
		<comments>http://nomag.ca/2011/12/2011-revue-et-corrigee/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 09 Dec 2011 02:01:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MC5</dc:creator>
				<category><![CDATA[Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[2011 revue et corrigée]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre du Rideau Vert]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://nomag.ca/?p=24439</guid>
		<description><![CDATA[Une bonne soirée en bonne compagnie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a title="2011 REVUE DE L'ANNÉE / THÉÂTRE DU RIDEAU VERT" href="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2011/12/revue2.jpg" rel="Lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-24440" title="2011 REVUE DE L'ANNÉE / THÉÂTRE DU RIDEAU VERT" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2011/12/revue2.jpg" alt="" width="576" height="384" /></a><em><strong><span style="color: #800000;">2011 Revue et corrigée</span></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Vous savez parfois, lorsque je lis mes journaux quotidiens ou que j’écoute les bulletins de nouvelles, un grand découragement m’envahit. Je ne puis que constater que tout va mal dans le monde, que les choses ne s’arrangent pas, bien au contraire, que les gouvernements semblent loin de prendre les intérêts des citoyens à cœur, que l’appât du gain se retrouve au cœur des motivations d’à peu près tout le monde, que les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres. Où est-ce qu’on s’en va? Chez le diable apparemment.</p>
<p style="text-align: justify;">Je me dis aussi qu’il faut rire de temps à autre pour alléger ce terrible fardeau de conscience sociale, sinon on devient fou. Et c’est dans cet esprit que je suis allée voir <em>2011 Revue et corrigée</em>, tout comme je regarde la revue de l’année d’Infoman et le Bye Bye, histoire de se payer une pinte de bon sang et de se moquer des politiciens et des travers de notre société dont la profonde absurdité peut être accentuée et désamorcée grâce à la magie de l’ironie mordante et de l’ humour déjanté.</p>
<p style="text-align: justify;">Les six comédiens qui jouent les sketches ont tous beaucoup de talent. Suzanne Champagne, que je salue ici bien bas, est particulièrement convaincante en Pauline Marois et en Reine Élizabeth et Benoit Paquette se révèle un extraordinaire imitateur. Il y a une parodie particulièrement amusante de 19-2 et un sketch hilarant sur les sens uniques du Plateau Mont-Royal. Cœur de Pirate est aussi parodiée de belle façon et on se moque avec beaucoup d’à-propos du talk-show de Penelope McQuade. Mais d’autres moments tombent à plat : je n’ai pas vu la pertinence des religieuses qui commentent l’actualité en se permettant des commentaires égrillards, ce qui m’est apparu complètement étrange parce que totalement irréaliste, sorti tout droit d’une autre époque et plaqué sans raison aucune dans ce spectacle. Peut-être était-ce pour faire plaisir au public qui accuse, avouons-le, un âge certain.</p>
<p style="text-align: center;"><a title="2011 REVUE DE L'ANNÉE / THÉÂTRE DU RIDEAU VERT" href="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2011/12/revue3.jpg" rel="Lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-24445" title="2011 REVUE DE L'ANNÉE / THÉÂTRE DU RIDEAU VERT" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2011/12/revue3.jpg" alt="" width="576" height="384" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">On se moque aussi bien peu des productions du Réseau TVA et de son PDG. Serait-ce parce que Quebecor est un partenaire financier important du Théâtre du Rideau Vert? Pratiquerait-on donc une forme d’autocensure lors de la conception et de l’écriture? Tiens, tiens…</p>
<p style="text-align: justify;">On insiste beaucoup sur le Plan Nord et sur les velléités totalitaires de Stephen Harper. On parle aussi abondamment des sinistrés de la Montérégie qu’on ose même mettre en parallèle, quoique trop timidement à mon avis, avec les victimes du tsunami au Japon, histoire de relativiser un peu, mettons. Il y a quelques bonnes blagues sur le hockey mais on ne met pas assez en évidence l’effroyable façon dont Georges Laraque s’exprime en français, ce qui pourrait être une inépuisable source d’hilarité. Et quelques gags tombent à plat avec des chutes insignifiantes.</p>
<p style="text-align: justify;"><a title="2011 REVUE DE L'ANNÉE / THÉÂTRE DU RIDEAU VERT" href="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2011/12/revue1.jpg" rel="Lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-24442" title="2011 REVUE DE L'ANNÉE / THÉÂTRE DU RIDEAU VERT" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2011/12/revue1.jpg" alt="" width="576" height="384" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui m’a frappé par ailleurs est le fait que les comédiens travaillent avec trois fois rien : les accessoires, costumes, perruques sont réduits à leur plus simple expression, les projections vidéo relèvent d’une qualité des plus moyennes, bref c’est une production qui n’investit manifestement pas beaucoup dans le côté matériel de la chose. Les comédiens tirent quand même leur épingle du jeu de façon convaincante mais qui sait ce que cela pourrait donner si les auteurs n’avaient pas à tenir compte de ces contraintes et pouvaient ajouter des accessoires et des projections de meilleure qualité?</p>
<p style="text-align: justify;">On passe somme toute une bonne soirée en compagnie de cette revue de l’année. Ça nous met dans l’esprit des Fêtes et on se dit en sortant qu’il est temps d’aller accrocher les décorations de Noël. Ce que je m’en vais faire derechef.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.rideauvert.qc.ca/" target="_blank">2011 Revue et corrigée est présentée au Théâtre du Rideau Vert jusqu’au 14 janvier 2012</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Par MC5</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://nomag.ca/2011/12/2011-revue-et-corrigee/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>CONTES URBAINS: ÉMERVEILLEZ-MOI</title>
		<link>http://nomag.ca/2011/12/contes-urbains-emerveillez-moi/</link>
		<comments>http://nomag.ca/2011/12/contes-urbains-emerveillez-moi/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 05 Dec 2011 14:57:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MC5</dc:creator>
				<category><![CDATA[Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Contes urbains]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre La Licorne]]></category>
		<category><![CDATA[Urbi et Orbi]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://nomag.ca/?p=24430</guid>
		<description><![CDATA[Tout le monde aime se faire raconter des histoires, nous aussi.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em><strong><a title="CONTES URBAINS / Image Stéphane Poulin" href="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2011/12/conte_full.jpg" rel="Lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-24432" title="CONTES URBAINS / Image Stéphane Poulin" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2011/12/conte_full.jpg" alt="" width="540" height="360" /></a></strong></em></span><em><strong></strong></em><em><strong>Contes Urbains  Théâtre Urbi et Orbi</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Tout le monde aime se faire raconter des histoires. Je pense que tout cela est lié à une certaine nostalgie de l’enfance, à ce désir constant de crier : Émerveillez-moi et au fait aussi que nous sommes rarement étonnés autant qu’on le souhaiterait. Eh oui, tout à été dit. Alors c’est dans la manière de redire qu’on doit trouver de nouvelles façons de surprendre le public.</p>
<p style="text-align: justify;">L’édition 2011 des Contes urbains présentée à La Licorne comble parfaitement les attentes : 6 contes nous enchantent et nous tiennent en haleine au cours des deux heures que dure la représentation. C’est un départ canon avec Marcel Sabourin et son « C’est quoi ça?!? » qui nous fait part de façon résolument charmante et avec beaucoup d’enthousiasme de ses préoccupations cosmiques et existentielles. C’est plein d’interaction avec le public, de commentaires drolatiques et bon enfant et de grandes questions comme « Que se passe-t-il? » et « Mon poil pousse-t-il? » Marie Eykel suit avec le texte de Chrystine Brouillet « Une certaine lassitude » où une québécoise mariée à un bourgeois parisien parle de la cage dorée que constitue sa vie. C’est une histoire bien fichue et pleine d’humour très bien rendue par notre Passe-Partout nationale où on retrouve tout ce qui caractérise Chrystine Brouillet : de la bonne bouffe, du champagne, du bon vin et un crime. L’oralité convient très bien, ma foi, à la mère de Maude Graham, elle devrait explorer cela davantage.</p>
<p style="text-align: justify;">André Richard suit avec « Bouboule ». Très étrange dans la forme, ce texte est scandé par des chansons de Félix Leclerc et est narré au passé simple tout en étant émaillé de québécismes et de sacres. Et ça marche parfaitement grâce au talent du narrateur et à sa candeur lucide et aux rebondissements invraisemblables de l’extraordinaire histoire qui nous est racontée. C’est la Chasse-Galerie sans le surnaturel, c’est une histoire du diable mais dans le quotidien. C’est fabuleux.</p>
<p style="text-align: center;"><a title="CONTES URBAINS / THÉÂTRE DE LA LICORNE" href="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2011/12/contess.jpg" rel="Lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-24434" title="CONTES URBAINS / THÉÂTRE DE LA LICORNE" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2011/12/contess.jpg" alt="" width="540" height="358" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Suit le texte de Michel-Marc Bouchard dit par Anne Casabonne. « Je les connaissais » raconte un drame de banlieue survenu le Boxing Day : dans sa belle maison décorée pour Noël un homme tue toute sa famille avant de s’enlever la vie. Des journalistes interrogent la voisine et ça dérape sérieusement lorsqu’elle se rend compte que cette tragédie n’est que la pointe d’un iceberg où l’apparence est tout ce qui compte et où tout le monde marche à côté d’un précipice de désespoir. Anne Casabonne est sensationnelle, elle se désintègre littéralement devant nous et rend formidablement ce texte rempli d’une indicible solitude.</p>
<p style="text-align: justify;">Dominick Parenteau-Lebeuf a écrit le texte que nous propose Louisette Dussault, ma souris verte chérie : une histoire de jumelles aux destins divergents racontée avec verve, humour et émotion. Ça cafouille un peu vers la fin, je ne sais pas si la comédienne a eu un blanc ou si la structure du texte était déficiente, cela demeure tout de même un beau moment grâce à l’indéniable charme de madame Dussault qui pratique l’autodérision avec une maîtrise à nulle autre pareille.</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis finalement « Le licheur » de Fabien Cloutier nous est narré par Jean-François Gaudet. C’est ce texte qui a suscité une controverse et le retrait de Linda Wilscam du spectacle. Dans une entrevue publiée en ligne dans La Presse du 1<sup>ier</sup> décembre, madame Wilscam a dit avoir trouvé ce texte « ordurier ». La prude que je suis n’a pas trouvé cela ordurier du tout. C’est cru, ça oui, ça appelle un chat, un chat mais cette histoire d’un gai quétaine du 450 qui va au Billy Kun, qui tombe en amour et qui décrit sa relation dans ses moindres détails est sauvagement amusante et défie toutes les conventions. Et pourquoi pas? Il faut bien les revisiter, les contes, on vit au XXIème siècle que diable.</p>
<p style="text-align: justify;">Un orchestre de jazz accompagne discrètement toutes ces prestations et nous rappelle musicalement que ces comédiens ont enchanté nos enfances à travers les générations. Pour notre plus grande joie, ils sont passés à autre chose, ce que nous devrions tous faire d’ailleurs. Du côté de la présentation, les <em>Contes urbains </em>demeurent ancrés dans le classicisme : les comédiens (et parfois auteurs) viennent sur la scène et nous racontent, en l’espace d’une vingtaine de minutes, une histoire. Et nous aimons tous nous faire raconter des histoires.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://theatrelalicorne.com/lic_pieces/contes-urbains-2/" target="_blank">Les Contes urbains sont présentés à la Grande Licorne jusqu’au 17 décembre 2011</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Par MC5</strong></em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://nomag.ca/2011/12/contes-urbains-emerveillez-moi/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>NOMIXE LII</title>
		<link>http://nomag.ca/2011/11/nomixe-lii/</link>
		<comments>http://nomag.ca/2011/11/nomixe-lii/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 26 Nov 2011 05:20:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sophie Beaulieu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Nomixe]]></category>
		<category><![CDATA[Dillon]]></category>
		<category><![CDATA[Dive]]></category>
		<category><![CDATA[Kate Bush]]></category>
		<category><![CDATA[Ty Segall]]></category>
		<category><![CDATA[US Girls]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://nomag.ca/?p=24412</guid>
		<description><![CDATA[US Girls, Kate Bush, Dive &#038; ++]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://nomag.ca/2011/11/nomixe-lii/nomixelii/" rel="attachment wp-att-24413"><img class="alignleft size-full wp-image-24413" title="NOMIXE LII // JF POISSON" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2011/11/nomixelii.jpg" alt="" width="259" height="259" /></a><span style="text-decoration: underline;"><em><strong><span style="color: #800000; text-decoration: underline;">NOMIXE LII // JF POISSON</span></strong></em></span></p>
<p>The Boy Is Mine &#8211; <strong>U.S. Girls</strong> (4:30)</p>
<p>Sometime &#8211; <strong>Dive</strong> (3:12)</p>
<p>I Can&#8217;t Feel It &#8211; <strong>Ty Segall</strong> (4:05)</p>
<p>Thirteen Thirtyfive &#8211; <strong>Dillon</strong> (3:43)</p>
<p>(Disappointed Cloud) Anyway &#8211; <strong>Leila</strong> (2:59)</p>
<p>Snowed In At Wheeler Street &#8211; <strong>Kate Bush</strong> (8:05)<br />
<object width="100%" height="81" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="https://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F28985497" /><embed width="100%" height="81" type="application/x-shockwave-flash" src="https://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F28985497" allowscriptaccess="always" /> </object> <span><a href="http://soundcloud.com/nomaglive/nomaglii-x-25-11-11">NomagLII.x (25.11.11)</a> by <a href="http://soundcloud.com/nomaglive">Nomaglive</a></span></p>
<p><a href="http://soundcloud.com/nomaglive/nomaglii-x-25-11-11/download" target="_blank">DOWNLOAD / TÉLÉCHARGER NOMIXE LII</a></p>
<p>Par JF Poisson</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://nomag.ca/2011/11/nomixe-lii/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>KANYE &amp; JAY-Z: COUP DOUBLE</title>
		<link>http://nomag.ca/2011/11/kanye-west-jay-z-coup-double/</link>
		<comments>http://nomag.ca/2011/11/kanye-west-jay-z-coup-double/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 25 Nov 2011 22:22:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Laplante</dc:creator>
				<category><![CDATA[Latest Issue]]></category>
		<category><![CDATA[Live]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Centre Bell]]></category>
		<category><![CDATA[Jay-Z]]></category>
		<category><![CDATA[Kanye West]]></category>
		<category><![CDATA[NIggas in Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Throne]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://nomag.ca/?p=24390</guid>
		<description><![CDATA[20h45. Ça veut dire quelle heure en hip-hop time? D’après moi on se trompe pas avec 9h15.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color: #800000;">«20h45. Ça veut dire quelle heure en hip-hop time?» me demande mon amie alors que nous franchissons l’entrée du centre Bell. « mmm…d’après moi on se trompe pas avec 9h15.»</span></em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a title="Jay Z &amp; Kanye / Photo Theo Wargo / wireimage.com" href="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2011/11/ketj_full.jpg" rel="Lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-24398" title="Jay Z &amp; Kanye / Photo Theo Wargo / wireimage.com" src="http://nomag.ca/wp-content/uploads/2011/11/ketj_full.jpg" alt="" width="540" height="360" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">C’est finalement à 21h20 sonnantes que Jay-Z et Yeezy sont sortis du plancher de leurs cubes futuristico-minimalistes pour entonner H.A.M premier simple qu’ils ont sortis ensemble sous le sobriquet The Throne, qui peut facilement servir de tremplin pour blagues de toilettes après deux ou trois gin toniques. Blague à part, la première partie de ce concert-fleuve de 45 chansons (!!!) a été consacré sans surprise aux pièces de Watch the Throne, cet album tout d’or plaqué qui rend hommage au capitalisme dégoulinant dont font preuve nos deux zigotos-rappeurs qui ont réussi plus que toi et qui sont meilleurs que tout le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Étrangement, c’est un peu pour cette vacuité, cette arrogance et ce narcissisme que nous les aimons. Parce que malgré toutes les niaiseries anémiques d’humilité que Kanye peut pondre en entrevue ou dans les galas, il restera toujours le petit protégé mignon de Jay-Z et ce, même si sa musique est en train de devenir plus populaire que celle de son mentor. D’ailleurs c’est bien beau le studio, mais quand vient le temps de faire de la scène avec HOVA, Kanye a l’air d’un lionceau qui tourne comme un maringouin autour de son papa. Sweet malgrés les images de dobermann et de requins projetées sur les cubes.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré tout, les gros frissons nous parcourent l’échine quand Monster et Power (titres de My Beautiful Dark Twisted Fantasy) sont entonnés. C’est qu’on en a abusé de ce disque depuis novembre 2010 et qu’on l’aime encore d’amour. Nous sommes même prêts à pardonner l’abus d’auto-tune de Mr. West pendant une version de 10 minutes de Runaway suivie de Heartless, de 808’s and Heartbreak. Ce type est une machine à hits pop.</p>
<p style="text-align: justify;">Au niveau du look, celui  de Kanye était un peu à l’image de sa musique (si vous imaginez comme moi que sa musique a des airs de centurion romain un peu beaucoup vaniteux) et celui de Jay-Z aussi (on parle du gars qui a inventé le look composé d’une casquette neuve avec ses stickers encore dessus et de chaînes en or!!). Plus hip-hop encore que l’allure de ses milliers de fans.</p>
<p style="text-align: justify;">Les hits du mari de Beyoncé étaient bien sûr à l’honneur eux aussi et il en a des tonnes (Dirt off your shoulders, Big pimpin’, entre autres, et ce satané tube sur New York avec Alicia Keys). En terme de charisme et de livraison, c’est à Jay que revient la palme. Sa voix est parfaitement claire et jamais approximative. À la défense de West, il faut spécifier que HOVA ne fait jamais dans la grosse prouesse vocale.</p>
<p style="text-align: justify;">En fin de spectacle, le duo nous a offert encore des pièces de son trône en or (non, Beyoncé n’est pas venue chanter sur lift off). Et pour clôre le tout, ils ont interprété non pas une fois, deux fois ou trois fois mais cinq fois leur nouveau single Niggas in Paris et ça nous a bien fait rire, en plus de foutre le parterre en feu. Le spectacle s’est terminé avec la bien-nommée  Encore de Jay-Z.</p>
<p style="text-align: justify;">Spectacle prétentieux, racoleur et dispendieux tant que vous voulez, reste que le fait de voir ces deux légendes du hip-hop mainstream réunies rehausse de beaucoup le spectacle éventuel que l’un aurait fait sans l’autre. D’accord que l’album en duo ne valait pas trop le coup. Pour le spectacle, c’est une toute autre histoire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Par Charles Laplante</em></strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://nomag.ca/2011/11/kanye-west-jay-z-coup-double/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

<!-- Performance optimized by W3 Total Cache. Learn more: http://www.w3-edge.com/wordpress-plugins/

Served from: nomag.ca @ 2012-02-04 11:13:14 -->
