FME 2011: L’ÉPOPÉE (PARTIE 4 DE 4)

Chapitre 4: Dimanche ou La chute

Au réveil, je réalise que le thermomètre à chuté dramatiquement. Un peu comme mon niveau d’énergie. Vais-je pouvoir me rendre jusqu’au dernier spectacle du festival? Rien n’est moins sûr!

Et pourtant, nous voilà repartis pour le concert hip-hop qui a finalement lieu au Paramount pour cause de température trop froide.  En première partie : un MC de Québec appelé Webster… Qui n’a malheureusement pas grand-chose de nouveau à offrir à nos oreilles. Voilà l’occasion idéale de nous rendre à deux coins de rue pour finalement goûter à la bière maison du Trèfle noir. Celle-ci ne nous fait pas regretter notre départ spontané.

Nous y retournons pour attraper la performance d’Alaclair Ensemble, un collectif formé de membres de Movèzerbe, K6A et Accrophone. Les gars sont en grande forme et le spectacle est très drôle et très rythmé. À un moment, la chanson thème de l’émission favorite de ma sœur à 11 ans, Watatatow, est reprise à titre d’intro. Il paraîtrait que c’est devenu une espèce de standard dans le monde du hip-hop québécois depuis 2007. Ce qui ne diminue en rien le potentiel d’hilarité de la chose, au contraire.

Nous voyons tout plein de gens qui ont fait partie du paysage toute la fin de semaine et constatons avec un mélange de soulagement et de découragement que tout le monde est un peu dans le même état que nous. La fin approche. Je perds des joueurs pour me rendre au show métal du petit théâtre. Pas grave… Le truc, c’est qu’à Rouyn, on est jamais vraiment seul puisqu’on y croise toujours quelqu’un qu’on connaît.

Arrivé au show métal, je n’ai le temps de voir que Massive Slavery, groupe de deathcore local qui, sans rien apporter de rafraîchissant au genre, s’exécute fort bien. Je n’ai juste plus la force de me faire agresser les oreilles de cette façon. Je décide donc de partir au Cabaret de la Dernière Chance, qui n’a jamais si bien porté son nom.

Arrivé à la porte, je retrouve Kristof Gagné du Bang Bang, qui lui aussi a beaucoup, beaucoup de sommeil à rattraper. Qu’à cela ne tienne le rock est notre béquille et nous nous y accrocherons jusqu’à la fin.

Le groupe français Plus Guest propose un rock en anglais fortement inspiré du post-hardcore d’At the Drive-In et de Franz Ferdinand. Ils ont des skinny jeans, des beaux souliers pointus et ils savent rocker, ce qui est plutôt rare pour des français, avouez.

Le tout dernier spectacle nous a été offert par le Experimental Tropic Blues Band qu’on peut aussi appeler les Blues Explosion belges. Jon Spencer a réalisé leur prochaine galette et on peut d’emblée affirmer que la pomme n’est pas tombée trop loin du pommier. Le trio réussi à nous garder éveillé grâce à une performance explosive et ses deux leaders Dirty Wolf (qui est rebaptisé Dirty cock par son collègue) et Devil D’inferno ont une énergie qu’ils communiquent aisément à la foule, allant même jusqu’à offrir une superbe reprise du No Fun d’Iggy and the Stooges. En attendant, une chance que je me suis appuyé sur l’une des poutres de soutien du Cabaret, parce que je serais probablement tombé au combat. Il ne me reste à peine l’énergie d’appeler un taxi.

Épilogue

Le FME est un festival tellement convivial qu’il ne pourrait pas avoir lieu à Montréal. Et si c’est ainsi, ce n’est pas la faute des Montréalais et autres touristes qui peuplent la ville pendant ces 4 jours. Ce sont les gens chaleureux de Rouyn qui sont les principaux acteurs de leur festival. J’ai rencontré des gens extraordinaires qui m’ont fait sentir comme l’un des leurs dès le début (avec toutes les blagues qu’on inflige au p’tit nouveau) et me voilà nostalgique d’il y a trois jours.

Merci entre autres à Seb, Emmanuel, Nick, Anaïs, Nancy, Stéphane, Mathieu, Katie, Marie-Michèle et Sandra.

À l’an prochain, pas de doute!

Site web de Webster

Site web d’Alaclair Ensemble

Site web de Plus Guest

Site web Experimental Tropic Blues Band

Par Charles Laplante