
Je dis «à prime à bord» parce qu’avec la longue fin de semaine, les nombreux autres spectacles en ville et la journée de déménagement national qui allait suivre, rien ne laissait croire que l’on allait revoir des flammèches apparaître au dessus de la foule.
Heureusement, j’allais être surpris. Entre l’arrivée en scène d’un Murray Lightburn seul avec sa guitare et une finale, presque deux heures plus tard, dans une orgie de sons et de lumières, la formation a réussi à orchestrer une montée vertigineuse vers des sommets d’intensité musicale. À l’image de leurs chansons, les six musiciens de la formation ont tranquillement installé l’ambiance avant de se déchaîner sur scène, encore, encore, et encore. Et pour reprendre les paroles d’une chanson connue : quand y’en a plus, ben y’en a encore.
Alternant les attaques puissantes du guitariste Patrick Grief aux chants lancinants et ténébreux émanants du corps de Murray Lightburn, The Dears ont enchainés la majorité de leur succès avant de se faire rappeler sur scène sous les cris des spectateurs pour quatre ou cinq morceaux de plus avec, en bonus, quelques commentaires qui feront mentir ceux qui reprochent au groupe de ne pas s’amuser sur scène.
Reconnu comme l’un des groupes clés dans l’évolution du son de Montréal, The Dears a offert une performance à couper le souffle qui n’a fait que confirmer le statut bien particulier du groupe.
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Par Félix Brooklyn / Photo Raphaël Ouellet






