
Si vous ne connaissez pas je vous fais un bref résumé du personnage. Mathieu Boogaerts est un multi-instrumentiste autodidacte parisien qui a fait ses gammes avec son ami d’adolescence Mathieu Chedid et collabore maintenant avec des gens comme Dick Annegarn ou Vincent Delerm.
Avec I love you il signe, en 2008, son cinquième album.
Samedi soir dernier, dans le cadre des Folles Nuits des Francofolies, Mathieu Boogaerts s’est produit à l’Astral avec le bassiste Zaz Zapha.
Il est toujours difficile de coller une étiquette de genre sur un artiste mais puisqu’il faut le faire, disons que Mathieu Boogaerts est à la chanson française ce qu’Umberto Ecco et Angelo Fabbri sont à la cacopédie. Ses textes sont drôles, souvent loufoques, toujours décalés, les mots flottent sur des lignes des lignes de basses qui donnent envie de bouger le bassin compulsivement de manière désaxée (même si on ne sait pas le faire), la guitare sautille et les arrangements sourient eux aussi.
C’est comme ça, en tout cas, que je perçois ses chansons et ce que j’ai pu ressentir samedi dernier. Pour ce qui est du déhanché par contre c’est loupé car j’étais tristement seul et assis sur un siège de bar au comptoir, mais, dans l’idée, j’ai dansé tout le long du set.
Les deux musiciens ont livré une vingtaine de morceaux, malgré un gros jet-lag et une toux persistante du chanteur. Mathieu Boogaerts sait plaire au public et ce dernier le lui rend bien, les refrains sont repris en choeur et nous finissons les couplets à sa place une fois sur deux. Le chanteur profite des entre-morceaux pour glisser quelques vannes, parler de la place de la langue française au Québec, demander où se trouve le marché aux puces à Montréal (et s’il est ouvert le dimanche) ou bien encore nous sonder pour savoir s’il est préférable de visiter Toronto ou Québec avant de s’envoler pour la France.
C’était la troisième fois que Mathieu Boogaerts venait jouer au Québec, il travaille actuellement sur un nouvel album alors venez lors de son prochain passage en ville, on dansera ensemble dans nos têtes.
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Par Fabien Boileau / Photo Francofolies







