Ah! Ces impayables représentants de la génération Y! Ils remettent ça encore avec un spectacle amusant et rafraichissant, soit, mais toujours aussi vide de substance.
Mais au moins Éponyme (fake-fiction) nous divertit, il y a des moments vraiment drôles , d’autres où on sourit et on ne peut qu’être conquis par le charme et le charisme de ces jeunes gens beaux, intelligents et manifestement talentueux, sauf pour l’un d’entre eux.
Frédéric nous confie qu’il possède 32 paires de bas et 32 paires de sous-vêtements ce qui lui permet de faire son lavage qu’une seule fois pas mois. C’est aussi un docteur (en musique) puisqu’on précise qu’il est un musicien virtuose. Mais ce n’est pas un comédien : il ne projette pas sa voix, il n’habite pas bien son corps, il a du se retrouver là-dedans par hasard après qu’un chum l’ait convaincu de venir faire du théâtre avec ses amis. Ce n’est pas dramatique, dans tous les sens du mot et j’ai vu pires amateurs. Mais disons qu’il n’est vraiment pas au niveau des autres, ce qui provoque un décalage qui n’est en rien racheté par la qualité du texte.
Anne, elle, aurait subi un grave accident qui l’aurait laissée brisée physiquement et moralement. C’est un film médiocre mettant en vedette Janet Gretzky (la femme de Wayne) et relatant la détermination d’une jeune fille qui surmonte l’adversité qui lui aurait donné l’élan nécessaire à continuer de vivre sa vie.
Sophie a très honte d’avoir déjà travaillé avec Denise Bombardier et d’avoir été méchante avec sa mère.
Guillaume aurait une petite fille de 3 ans, Marie-Julie, qui est la personne la plus importante au monde pour lui. Un des comédiens se dépêche de démentir ce que Guillaume avance.
Car c’est ce qu’ils font pendant une heure, ils nous disent des choses peut-être vraies, peut-être fausses, ils jouent à la tag barbecue, un jeu dont je n’ai jamais entendu parler de ma vie. La tag, oui, mais cette version doit avoir surgi dans les années 80 à mon insu. Ils veulent apparemment s’interroger sur le factice et le réel, mais le tout n’est qu’effleuré, sans investissement philosophique ou psychologique. On reste en surface comme si on avait peur de se poser vraiment les questions qui pourraient mener à quelque chose de plus grave.
Qu’est-ce qui est vrai, qu’est-ce qui est faux? Ça n’a pas d’importance. Ces jeunes gens ont l’air de bien s’amuser, ils dansent, ils chantent, ils se font plaisir. Je n’ai rien contre. Mais on concédera que le propos manque de profondeur, que ces amusantes variations sur le thème du mensonge et de la vérité ne mènent strictement à rien. On sort de là sans s’être interrogé une seule fois, sans avoir réfléchi un peu plus que d’habitude sur la vie, la mort, l’amour, comme si rien ne s’était passé, comme si tout cela n’avait été que paroles et gestes emportés par le vent.
Par MC5








