Mercredi, petit soir de semaine. Il fait frette. La bande d’amis se dirige vers l’est du plateau. La Tulipe. Les gens se pointent tranquillement. Pas au compte-goutte, mais pas par foule non plus.
Un premier band commence à jouer. On ne se rappelle pas vraiment de leur nom, pas tellement grave. Quelques bonnes chansons, pas particulièrement mémorable.
Ensuite monte sur les planches un sympathique groupe de trois kiwis tout de blanc vêtus. Ils entament une pop mélodique et exotique. Pour une raison obscure, ils me font penser à JJ (écoutez la chanson Cranberry, vous verrez). Les Ruby Suns rassemblent la foule, les gens s’approchent sur le parterre. Bref, l’ambiance se réchauffe : blame it on the maracas. Je garde leur nom en tête.
Enfin. Local Natives embarque. Cinq jolis garçons de L.A. et un sens de la mélodie à tout casser. J’avais oublié le plaisir adolescent que pouvait procurer le sentiment d’aller à un show en connaissant les chansons sur le bout des doigts, de s’époumoner à danser et chanter devant un groupe qu’on admire et écoute religieusement depuis quelques mois. Déjà que les chansons sont senties sur l’album, c’est la même chose puissance 10 sur scène.
Mes moments-clé? Quand ils ont joué Airplanes. La chanson commence avec une série de bouhhh et ouhhh, et c’est toute la salle qui s’est mise à huer le band, et eux, nous regardait tous avec un air amusé. Et ils ont entamé la chanson, et ce fut magique. Les harmonies vocales (il y a 2 chanteurs principaux) et les percussions (il y a une batterie et un tambour supplémentaire) et je vous jure, on voulait toutes être la fille de la chanson (il y a moi et la photographe).
Que dire du reste sans paraître redondante? Wide Eyes nous a conquit, World News nous a fait danser, et Sun Hands a magnifiquement clôturé le spectacle.
Visiblement enchanté de l’accueil, Local Natives n’est pas un groupe des plus bavards. Ils restent concentrés sur ce qui importe : la musique. Quelques mercis par-ci par-là, une expression faciale qui ne ment pas. Ce n’est que leur premier album, Gorilla Manor, mais je vous recommande très fortement de les surveiller. Et de près.
par Sara BB / photos par Camille Brunet







