C’est avec certaines appréhensions que les fans de Blonde Redhead se dirigeaient vers le Métropolis samedi… Ce n’est un secret pour personne, leur nouvel album Penny Sparkle a bien peu scintillé auprès de la critique comme des inconditionnels.
«Je pense qu’on est en train de perdre ce groupe», lançait même un fan français sur un forum, après avoir vu le groupe au Bataclan de Paris le 16 septembre dernier. Ish.

Heureusement, le mec en question avait foutument tort. Oui, Kazu Makino et les frères Pace sont partis dans un chemin pas mal moins fréquenté dernièrement, en comparaison surtout avec l’avant Melody of Certain Damaged Lemons, plein de no wave et de cris. Et si on écoute l’apothéose en ligne droite qu’il nous ont servi dans la veine mélancolique de Misery is a Butterfly puis du magnifique 23, en effet, la chillwave un brin clinique de Penny Sparkle a des croûtes à manger côté émotif.
Ceci dit, plusieurs des pièces de Penny Sparkle se sont avérées gonflées de la chimie toute particulière qu’il existe entre les jumeaux et les mariés, en concert. Entremêlées des «Dr. Strangeluv», «The Dress» et «23» de son prédécesseur ainsi que des plus abrasives «Falling Man» et «Equus» offertes par le papillon de misère du trio, elles étaient surtout portées par une guitare plus présente en concert que dans le mix de l’album, n’embêtant qu’à mi-course, pendant deux chansons plus tièdes.
Et puis Kazu était en grande forme, toute dansante et de blanc vêtue. Elle s’est quand même gardée une petite gêne assez théâtrale en enfilant un casque de guerrier hippique aux allures futuristes. Cette fille est folle des chevaux, au cas où ça vous aurait échappé…
Pantha du Prince, en première partie, a pour sa part commencé sa lancée avec une toge de moine, pour se dévêtir (c’est très relatif, il a fini en débardeur sous lequel se rangeait une chemise, probablement carreautée) au fil des montées dramatiques de sa subtile musique. Vraiment très bon, pour un show de laptop.
par Evelyne Côté / photos Rod Moraga













