Alors que la Semaine de la Mode bat son plein, Fashion Pop vient concurrencer avec un concours où six designers s’affrontent à grands coups de froufrous pour la chance de gagner 1000$ en argent (ou 500$ chez le commanditaire, Le Château).
De plus, l’agence Dulcedo les fournit en mannequins. Ce sera divertissant sans aucun doute. Et franchement, c’est sans arrières pensées que mercredi le 29 septembre, les fesses de Nomag seront bien confortablement posées au Rialto, les yeux rivés sur l’émergence. Parce que nous sommes un mag partial, je me suis entretenue avec Marie-Julie Dessaivre de Third Eye by Dessaivre, participante à l’édition de cette année.
Third Eye by Dessaivre a été fondé en 2009 avec un but tout à fait notable: faire de la mode écolo sans renier le beau.
Pourquoi utilises-tu des matériaux recyclés? Pour l’aspect écolo? Pour te pousser dans ta créativité?
C’est évident que la cause écologique me tient à coeur. Je suis proche de ce nouveau mouvement et je pense que bientôt tout le monde devra avoir une conscience écologique. J’ai choisi cette voie parce que c’est un très bon moyen de débuter et d’apprendre. C’est peu coûteux au niveau du matériel et ça aiguise la créativité!
Tes inspirations au quotidien?
Beaucoup de choses peuvent m’inspirer comme les designers, l’art, la nature… Mais je baigne toujours dans des designs sombres et structurés. Au début ce qui est difficile, c’est de ne pas être inspiré par TROP de choses et de garder une ligne directrice dans une collection.
C’est quoi la philosophie derrière Third Eye by Dessaivre?
Third Eye c’est voir la mode avec un troisième œil… Être capable de voir la cause et l’effort de ma marque. Ce que je cherche à faire, c’est bâtir une nouvelle image de la mode recyclée, de montrer qu’il est possible de faire des vêtements suivant les tendances actuelles de la mode tout en étant écologique et recyclé.
La fille qui représente l’esprit de la collection?
Quand je crée le concept d’une collection, je dessine pour une femme sûre d’elle, mystérieuse, sensuelle et très attirante. J’aime créer une atmosphère un peu lourde et mystique dans mes collections. Par contre, ma clientèle se constitue de jeunes femmes qui sont sensibles aux tendances et à la mode. Chacun peut adapter mes pièces à son propre style!
Dans quel état est la mode à Montréal selon toi? Fait-on assez de place aux jeunes talents?
Je crois que la mode à Montréal est en développement. On fait de plus en plus de place aux nouveaux designers, mais en même temps c’est souvent les mêmes noms qui reviennent. Il y a beaucoup de talent à Montréal, mais peu d’argent.
Si tu gagnes, comment dépenses-tu le prix en argent?
Je mettrais l’argent de côté. J’essaie de ramasser de l’argent pour pouvoir créer une petite équipe et appliquer pour des subventions.
Mercredi 29 septembre au Rialto. Avec Market Market par Tessier+vinuela, Prototype par Catherine Durocher, José Manuel St-Jacques, Natasha Thomas et & Many Others par Caroline Laquerre.
Mise à jour: Natasha Thomas est la grande gagnante. Félicitations!
par Sara BB / photos Andy de Freitas






