MODE MADE IN QUEBEC

L’autre soir au Festival de Mode et Design, c’était l’heure du buffet. Le coup d’envoi des évènements spéciaux du festival a commencé à 22h45 tapantes, avec quelques  45 minutes de retard. Fashionably late?

C’était un peu comme si on avait décidé d’offrir à la fois l’entrée, le dessert et le plat principal au même moment: la chose est d’abord divertissante, mais qui en mi-parcours, l’idée de s’empiffrer est beaucoup moins reluisante. Pourquoi faire défiler côte-à-côte du Lucky 7 (Ed Hardy made in Québec), du Denis Gagnon et les robes de soirée d’Andy Thê-Anh? Pendant une heure?

L’intention est tout à fait louable. Vouloir montrer l’éventail du talent montréalais, surtout lorsqu’on a une belle vitrine comme celle du festival est tout à fait compréhensible. Mais dans le cas comme ici, où le-dit talent est inégal et se spécialise dans des branches diversifiées, ça donne un tout un peu dépareillé. Loin de moi de ne voir que du négatif: j’ai trouvé le maquillage et les coiffures absolument jolies. Le point commun du noir pour venir unir les différents designers, quand l’union était possible, est une manière classique et efficace de faire.

Les plus beaux morceaux? Denis Gagnon, Valérie Dumaine, Ève Gravel, Barilà, Marie St-Pierre, Travis Taddeo, Norwegian Wood, pour n’en nommer quelques-uns.

par Sara BB / photos par Camille Barrière-Brunet