À la recherche de l’authentique bistrot… Nouvelle tendance.

Le Pré Verre
8 rue Thénard Paris
tel. : 01 43 54 59 47
www.lepreverre.com
Ouvert pour le lunch et en soirée de 19h30 à 22h30
Fermé les dimanche et lundi
Réservations requises
On nous avait parlé de lui, de son petit côté japonais, genre gingembre et sésame en lieu d’herbes de Provence. Il a d’ailleurs un petit frère à Tokyo; pourquoi pas pour la veille de notre départ des parfums plus exotiques et puis ça repose de la bavette à l’échalote et de la niçoise un peu fanée.
Les deux proprios: les frères Delacourcelle. Philippe un magicien des épices publie ses recettes depuis les dernières années. Les bouquins se retrouvent d’ailleurs en vente au resto. Marc s’occupe des vins, ceux d’auteur, une sorte de retour à la vigne. Il élabore sa carte à la recherche de l’authentique, sans produit chimique; le vigneron retrouve ses qualités d’artisan. Des vins à des prix abordables et aussi de grandes cuvées.
Le bistrot s’ouvre sur un coin de rue presque tranquille, un Paris de fin juillet. On peut y manger dehors ou à l’intérieur, au sous-sol ou à l’étage, endroit beaucoup plus rigolo. Petites tables bien collées, pas de nappe, des serviettes presque en tissu. L’atmosphère est bruyante; au mur, on lit sur des tableaux d’ardoise le menu et la carte des vins repris aussi en version papier. Le service sera courtois mais rapide.
Histoire de bien finir les vacances, nous commençons par un verre de champagne, des olives sur la table, marinées certes mais presque sans sel, différent. Et puis, on se laisse saliver avant de choisir. Cinq entrées, cinq plats: des variantes, à la guise de la maison, on retire, on ajoute deux recettes par mois.
Le foie gras est offert au citron confit, tomates séchées et courgettes. Le goût est délicat, onctueux, on le croirait presque léger, une douceur en bouche. L’assiette est copieuse. La seconde entrée, une aubergine confite sur laquelle repose un morceau de pastèque grillée à l’échalote. Pour le moins original, le fruit est presque tiède et se tient, en bouche il est croquant.
Le chef offre un choix de viandes et poissons. Fricassée de poulet avec avocat et gingembre, onglet de bœuf wasabi avec une purée parfumée, rognons aux girolles. J’opte pour un espadon au pavot bleu et artichauts. Les saveurs sont orientales et secouent nos papilles, L’ami qui m’accompagne déguste un tendre morceau de cochon de lait fondant avec chou croquant aux épices. Combien exotique le petit porcin! La viande est goûteuse, presque maigre.
Si au dessert, on vous offre des fraises marinées au persil avec sa glace, la truffade de chocolat noir, glace mélasse s’avère d’un grand cru, pour les connaisseurs de cacao, divin.
Fromages et cafés nous aurons aussi été offerts. La bouteille de vin était une recommandation de la maison, à prix raisonnable.
En soirée, vous comptez 9 euros pour les entrées, 18 pour les plats avec un extra 3,50 euros pour le foie gras. Les desserts et fromages sont à 7 euros. Évidemment avec le champagne et le vin, l’aventure devient plus onéreuse. Mais enfin, on ne dîne pas tous les soirs à Paris!
par Clara Marais








