MANGETESCROÛTES

Restaurant Douro
6518 blvd St-Laurent/coin Beaubien
Montréal
Tél.( 514) 273-6969
Ouvert du dimanche au vendredi
de midi à 23h
et le samedi de 17h à minuit

Douro, le fleuve d’or du Portugal, sur ses rives, des vignes grimpantes à des murets en font la région la plus ancienne d’appellation contrôlée du monde pour son porto et ses vins.

À Montréal, aux limites du quartier de la petite Italie, un resto lui fait honneur avec ses mosaïques au mur et ses céramiques magnifiques au plancher, à l’image du ciel bleu de ce pays.

De la place pour une soixantaine de personnes, nappes de toile impeccables, musique  reposante en arrière fond, le propriétaire nous accueille souriant: il pleut ce dimanche soir sur la métropole, le soleil brille dans ce doux décors aux accents bleutés. Il est 20 heures et le resto est plein. Des familles qui terminent leur repas, des tables pour deux aussi occupées. On  tamise tout doucement l’éclairage alors que la soirée avance.

Les tapas sont offerts en entrée; poissons, crustacés, agneau et poulet se retrouvent à la carte cuisinés ou en grillade. Fromage et olives accompagnent notre lecture du menu.

Nous sommes quatre, et opterons d’abord pour un assortiment de tapas au choix du chef.

L’assiette est  garnie abondamment: saucisses portugaises,  crevettes, calmars et sardines grillés, acras de morue. La panure est légère, les crustacés tendrement aromatisés.

Poissons et volaille complètent le repas; la poitrine de poulet est savoureuse, accompagnée de frites et d’une salade verte, elle comble l’appétit de notre homme affamé.

Mais ce sont les poissons qui nous exciteront le plus le palais. Le loup de mer, l’espadon, le bar sont servis sur un lit de légumes. À point, savoureux à souhait, ils sont grillés, l’ail y règne comme condiment.  Les chairs demeurent fermes, la présentation est colorée, les plats servis bien chauds. Il faut avoir faim, les tapas furent nourrissants à souhait.

Et puis la conversation s’anime. On parle d’art, le proprio de la galerie d’en face s’est joint à nous. Le vin nous réchauffe l’âme et anime la discussion. Les deux bouteilles nous furent conseillées par le patron, sa carte est bien garnie et fait honneur à la région du Douro. Au dessert,  par gourmandise, on opte pour la crème du ciel, histoire de voler encore plus haut: douce, elle sucre tout en délicatesse le goût de nos espresso.

La soirée s’éternise, le fond de l’air est à la réjouissance, un verre de porto nous est offert par la maison. Nous sommes les derniers avec les cuistots et les garçons de l’endroit qui dégustent  aussi poissons et crustacés à la table d’à côté.

Vous compterez 50$ par personne sans le vin. Côté bouteille, fiez-vous au patron pour le choix.

Voilà un restaurant pour combattre la grisaille de novembre qui nous tombera dessus sous peu.  Nous y reviendrons,  promis.

par Clara Marais