David Boring, Martin Luther BB King et Eurobélix sont arrivés à Montréal dimanche pour propager leur nouveau beat naïf. Préparez-vous: flanqués d’une prédisposition au bonheur infectieux, mais surtout aux riffs imparables, les trois mecs des Naive New Beaters ont embarqué les trois-quarts d’une foule d’au moins un millier de personnes dans leurs chorégraphies au Festival de Jazz dimanche, avant d’assaillir le Il Motore lundi et de partir vers Québec pour un concert au Festival d’été ce vendredi.
On n’était pas trop surpris de voir la foule suivre leurs pas: l’été passé à Osheaga, les gars avaient littéralement ramené le soleil dans un ciel nimbé de méchantes averses, et fait danser leurs nouveaux fans dans les mares de boue laissées près de la scène MEG. Pur moment de joie. «Ah ouais, c’était notre Woodstock ça!»
Oui, les gars ont la pêche – à prononcer «petche», attention, comme nous corrige David Boring question d’appuyer son accent français élevé à Los Angeles jusqu’à l’âge de dix ans. Établi en France, le groupe tient ses beats à Paris mais son cœur en Californie. «On est tous fascinés par cet endroit, là où tout le monde il est tellement heureux que ç’en est presque trop… On essaie toujours d’y revenir dans nos chansons».
Le premier album du trio, Wallace, est paru en France l’an passé, et se préparer à l’être en août chez les Britanniques puis en septembre de ce côté-ci de l’Atlantique. Et que feront nos moineaux toute la semaine à Montréal, avant d’aller faire danser Québec sur leur pop électro-rock rappée? Du Segway!! Ils ne se peuvent plus. «Ah ouais c’est génial, la dernière fois ici à Montréal on avait fait que ça!»
Si vous passez dans le Vieux-Port et que vous apercevez trois dudes crampés sur le bolide le plus ridicule à jamais émerger de Silicon Valley, dites-vous que parfois, des Segways et des chorégraphies à deux sous, y’a que ça de vrai.
par Evelyne Côté / vidéo par Anthony Ayotte / photos par Josh Martin










