LE BLOGUE OFFICIEL DU FIMA

Olé. Olé! Le poète déjanté DuPlessis est l’espion du Festival International de Montréal en Arts! Pendant les onze jours que dure le FIMA cette année, votre chroniqueur se promène partout sur la Ste-Catherine pour vous rapporter les moindres détails, l’ambiance et les anecdotes juteuses! À ne pas manquer sur Nomag.ca, un article par jour!

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LA RELÈVE PREND LA RUE, par DuPlessis 0I0, publié le 7 juillet 2010

C’est en effet sous un soleil de plomb, dans la chaleur étouffante d’une canicule montréalaise, que la relève a prise d’assaut la rue. Une belle énergie, des techniques nouvelles, des formes nouvelles. Les jeunes artistes, qui font leur nom, ose plus pour attirer l’œil et charmer l’esprit. Une fougue générationnelle et perturbante! Jajjaa!

Papineau. Ste-Catherine. J’amorce ma visite. Premier kiosque: La_Touche. Je suis attiré par les grands rideaux noirs installés sur les murs. Il m’amène à l’intérieur, ferme les rideaux. Ses toiles brillent dans le noir sous une lumière ”black light”. Merveilleux pour un party rave dans une grande et morbide usine désaffectée!

Je continu mon périple pour arriver au kiosque 63, Pascal Normand. Il fait du collage photo numérique. L’objet pop art; urbain. J’ai beaucoup aimé son travail graphique. ”Je prends un objet pour lui donner une histoire” me dit-il. Beau travail! Je traverse la rue Champlain, vers la seconde section de rue, je manque d’être frappé par une voiture de police!! La sécurité qu’on appelle.

J’arrive alors au Kiosque de Julie Gagnon, de belles photographies pleines d’âme et de réflexion. Juste à coté, il y a la très charmante Vie. Oui, oui! Vie. C’est son nom d’artiste. Ça lui va bien, son art est bien vivant. ”Je suis le monstre sous mon lit”, le titre d’une de ses toiles. Ça aussi ça lui va bien. Son art est un sombre et mignon. Un peu comme Tim Burton. Elle travail le collage, l’aquarelle, la dentelle. Imaginatif et efficace.

Un peu dépassé le Sky Pub, il faut absolument voir le travail de Jessica Watchorn. Un travail minutieux. Les images loquaces, pleines de sens: une femme plante un homme au bras de fer. Une série de militaires. Critique militaire. ”C’est une nouvelle série, il y en aura plus”. ”Parfait ma chère, j’adore ton coté revendicateur” (Et ton effet graphique est super, alors..!)

Juste en face, il y a le kiosque de mon ami Virgile. Je parle avec lui depuis quelque temps sur le web. Son travail est coloré, mais ses personnages sont comme ”torturés”, pour utiliser ses mots. C’était la première fois que je le rencontrais pour vrai. Très sympathique personnage. Il fera parti de l’encan qui aura lieu au salon des arts, coin Amherst, ce samedi à 18h. Quelques pas plus loin, ne pas manquer les photos-gravures provocantes et modernes de Évelyne Laurin.

Sur le coin de Beaudry et Ste-Catherine vous apercevrez les beaux visages, tantôt cochons, tantôt mystérieux (non sans rappeler les rondeurs et les gueules de suceuses de Corno). Moulin Rouge, les travestis, les grands cils; son style est burlesque. De belles textures et des visages expressifs. Très harmonieux.

Pas beaucoup plus loin il y a une artiste du nom de Andrée-Anne Laberge. Ses jolis tableaux ont la particularité d’être fait par la technique encaustique. Cette technique consiste à utiliser la cire comme véhicule pour le pigment. Une technique si vieille qu’elle a été employée par les égyptiens calique! Très original!

Au son des guitares de musiciens chaleureusement européens je continue mon chemin jusqu’au kiosque 43. Les surprenants visages de Marie-Pierre Lortie. Les couleurs, la forme et les coups de pinceau s’en donnent à cœur joie pour le plaisir de l’œil. Belle interprétation.

Une tente, tout près, vous invite à pénétrer l’univers de l’artiste Yan D. Soloh. Les étranges sensations circulaires du vilain condor du pinceau trimbalent votre regard dans tous les coins. Les toiles de D.Soloh sont de véritables pièces minutieuses. Il passe plusieurs mois sur une série de tableaux, ça lui permet de toujours approfondir le paysage chromatique de l’œuvre et, ainsi, faire profiter le cerveau d’un plaisir kaléidoscopique flamboyant. Si vous faîtes quelques de plus, observez le travail créatif et méticuleux de Briana Carol Strong. Vous ne serez pas déçus.

Il faut dire que la grande majorité des tentes entre Montcalm et Wolfe présentent des œuvres magnifiques, à voir absolument. Les toiles jeunes, branchées de Annie Lévesque sont de celles-là. ”Mes tableaux sont des tableaux rencontre. Je peins les moments que je passe avec les gens en m’inspirant d’eux, de leur manière d’être” m’a-t-elle répondu quand je lui ai demandé de me perler de sa démarche. Voyez aussi les œuvres de Lulu Cabaretta, de Sandra Lavoie et de Gaëtane Lavoie. De belles pièces.

Je me dois de noter la présence de Decover Magazine dans le festival. J’ai rencontré Étienne Martin pour la première fois aujourd’hui, sous la grande tente. Il est le co-fondateur, avec Micah Lockhart, du magazine Decover, qui comble littéralement un vide dans le milieu des arts visuels. J’ai eu une très bonne conversation avec Étienne qui m’expliquait que le rôle du magazine dans le milieu des arts est immense et nécessaire. ”Parce que Voir, et d’autres, aiment mieux parler de Cœur de Pirate ou Vincent Vallière. Yvon Goulet, c’est un peintre reconnu partout dans le monde, mais pas ici. Il y a un manque à gagner en arts visuels”. Il y a un kiosque pour la revue et un pour les artistes, comme Yvon Goulet, André Demers, Fred Ouellette. Si vous avez la chance, allez chercher votre copie gratuite, sous la grande tente, du coté ouest.

Quand vous traversez la rue Amherst, quelques pieds plus loin, vous tomberez sur les œuvres de Vicky Filiatrault. Une ancienne maquilleuse qui s’est lancée dans portrait. Les regards agressifs, le jeu chromatique et les coulisses rappellent la modernité. Elle n’a pas peur d’attaquer la toile à notre grand plaisir. Elle sera au symposium de Chambly le 7 et 8 août prochain. Elle est autodidacte. En quittant sa tente, je lui dit : ‘’Surtout, prend jamais un cour d’art, ils vont te scraper calique!’’ Quelques pieds plus loin, sur la droite, prenez le temps de voir le kiosque de Luisana Sosa-Ray. Très beau et très imaginatif, son travail m’a étonné. Vous pourrez la voir, aussi, dans la deuxième semaine de septembre au Ctrllab (Control Lab), sur la St-Laurent.

Côte-à-côte, on peut apercevoir les œuvres de Caroline Cloutier et d’Édith Poirier. La première possède un style abstrait criant et bigarré alors que la seconde met en scène des personnages dans des positions obscènes sur des fonds fluorescents qui attirent l’œil et fait contraste entre le rétro et ses œuvres modernes. Toutes deux sont très intéressantes.

Tout près la rue St-Hubert, visiter les artisans pour vous procurer des bijoux, des bracelets, des tissus à de bons prix et faits à la main. Sayon, Kaleï Mozaïque, Charbonneau. De très bons artisans!

Prochain articles les zzz’amis: je vous parlerai du film de Anhören, l’artiste libanais qui crée deux parties de lui-même afin de démontrer la dualité psychique propre aux individus humains. Il aborde beaucoup l’homosexualité. À ne pas manquer ce Mercredi, 7 Juillet, au coin St-Hubert et Ste-Cath à l’espace des expériences contemporaines. Je vous parlerai aussi de l’équipe de l’art des six du Conseil de Artistes Québécois. Plusieurs artistes de plusieurs domaines. Un bel article à lire bientôt. Je suis présentement au salon des arts, Disco Salope prépare son show, il embarque sur scène dans quelques secondes. Le poète que je suis se laissera tremper dans les saloperies perverses d’un disco mobile prostitué. CIAO!! À demain!

par DuPlessis 0I0

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FIMAGISTRAL?, par DuPlessis 0I0, publié le 6 juillet 2010

Explosion de superlatifs s’impose: démentiel, mirobolant, le premier week-end du FIMA s’est avéré une réussite fulgurante. Unanimement, l’édition 2010 est vue comme supérieure à la dernière. En temps normal, le festival serait déjà terminé, mais, trop-plein d’inspiration oblige, c’est l’exposition de la relève qui débute ce lundi.

Belle fin de semaine sur le site du festival. Nombreuses performances, les 5 à 7, la musique et beaucoup d’artistes terriblement talentueux!

Les toiles géantes d’Armand Vaillancourt, au parc de l’espoir, ont attiré beaucoup de monde vendredi, samedi et dimanche. Survolté, excentrique, Armand allait chercher les gens jusque dans la rue. Gênés, ils avaient peur de s’aventurer sur le canevas, à la vue de tous. «Je sais pas trop ce que je fais» ou «Je ne suis pas bon» ou «C’est n’importe quoi». Les gens étaient timides. Certes, on ne sait jamais quoi faire quand on commence une peinture, mais ça donne toujours quelque chose de bien à la fin. Armand, quant à lui, motivait les gens qui ont produit trois immenses murales colorées et expressives. Samedi, votre humble poète chroniqueur s’est rendu sur place pour faire son dessin. Armand courait dans tous les sens, conseillait les gens sur le canevas, retournait à la rue: «Madame, vous devez venir nous faire un petit dessin! Allez! Allez!». Le plaisir était au rendez-vous, ça bougeait!

Scandale dimanche matin toutefois car mister Z, Zïlon, a laissé sa marque, dans la nuit, sur le canevas géant de samedi. Le lendemain matin, on qu’il n’a pas su respecter l’œuvre collective. Quand il a fait son dessin sur la toile, nous étions tous avec lui (on venait de sortir du vernissage de Steve Lévesque). Je dois vous dire que jamais l’idée qu’il était en train de commettre un acte de vandalisme nous a passé par la tête. Zïlon connait bien Armand; nous étions certains qu’il serait content de sa participation. Mais que voulez-vous, c’est le propre de la bande de cinglés à mister Z de faire jaser. Mission Accomplie!

Plus tôt, le vernissage de Steve Lévesque à la galerie dentaire fût un succès. Les toiles pop-trash et le message critique de l’artiste sur le monde moderne, sur la religion, sur l’impérialisme latent, charmaient les invités. Présents sur place: Zïlon, un amateur du travail de Steve, Jean Chaîney, Michel Bazinet, Jean-Pierre Pérusse et plusieurs autres. Le poète Éric Roger est venu faire son tour. Pour ma part, les vernissages à la galerie D sont toujours une réussite. L’endroit est charmant. Nous sommes toujours très bien reçus. Je n’ai pas l’impression de me faire recevoir par une gang de huppés ou par des gens qui vous dévisagent parce que vous n’achetez rien! Les gens y sont sympas et francs.

Plusieurs amuseurs de foule se promènent sur le site du festival. Parmi eux, le controversé et cinglé Disco Salope. Jeune artiste, Marc-André Casavant incarne le personnage de Disco Salope dans les rues des villes du monde. Il arrive justement de Berlin où sa performance a été très bien accueillie. Vous pourrez le voir au FIMA le 6, 8 et 10 Juillet. Il n’y a pas d’endroit fixe. Il se promène un peu partout. Le numéro qu’il donne, accoutré en espèce de drag-queen droguée, peut paraître surprenant au début. Toutefois, l’artiste aborde des sujets tabous dans notre société. Le génie propre du concept, c’est l’approche. Une drag-queen sautée, qu’on prend pour une prostituée droguée, me fait la morale sur l’excision, la pédophilie, la bestialité et le sida! J’adore ça!

On a arrêté Disco Salope dimanche. «Des gens appellent pour me signaler», m’a dit Marc-André pendant son interview improvisée sur le bord de la terrasse du Relaxe, sirotant un pichet de Labatt Bleue. Selon lui, Montréal devient une ville trop «straight». Comparativement à Berlin, il trouve que son art est plus difficile à faire passer ici. Méchante claque dans la face pour Montréal, qui se targue d’être d’avant-garde et ouverte! Le concept est bon, mais on trouve le moyen de le faire arrêter. Casavant qualifie lui-même sa performance de théâtre interactif. «Mon but est peut-être de sortir le théâtre des salles», ce qui, pour moi, est justement l’objectif de l’artiste moderne: trouver de nouvelles manières de diffuser l’art. Certains y pensent. D’autre le font, mais on les arrête! Dommage.

À ne pas manquer, dès maintenant…

- L’ouverture de la GaleRue d’Art spécial relève. La rue Ste-Catherine, du 5 au 7 juillet, est entièrement dédiée aux jeunes artistes de la relève. Plein d’énergie, imaginatif, vivant, l’art des plus jeunes sait se faire valoir et témoigne très bien des tendances modernes et des nouvelles formes que prendront les arts dans 10, 15 ou 20 ans.

- Installation vidéo et la performance interdisciplinaire de Anhören. Au moyen de la performance et du dédoublement, l’artiste aborde la question de la dualité psychique. Afin de régler un conflit interne, il crée un dialogue entre de multiples versions de lui-même. le 5 et le 7 Juillet, de 18h à 22h Coin Ste-Cath et St-Hubert.

par Simon Duplessis
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LA GALERUE D’ART , par DuPlessis 0I0, publié le 6 juillet 2010
Papineau. Ste-Catherine. Galerie extérieure. L’ambiance y est. Le Festival amène les critiques d’art dans la rue. Partout des commentaires sur la composition, la couleur et le style propre à chacun. J’entreprends ma marche vers la rue St-Hubert afin de voir tous les artisans.

Je vous invite à prendre le temps de vous arrêter au kiosque de Francois Fortier, kiosque 72, juste sur le coin de Papineau, afin de voir ses déesses sculptées, très design, non sans rappeler les regards Ziloniens. Un peu plus haut, à droite, il y a le kiosque de Catherine de Abreu. ”Des élucubrations américano-psychotique!” Elle travaille beaucoup les techniques d’estampe. Un beau style. Toujours avant la rue Champlain, les œuvres de François Mercier attirent le regard. ”Salut François, toujours aussi belles tes toiles”!

Pas très loin après la rue Champlain, il y a deux trucs à voir absolument. La poterie en direct au kiosque 59-60, Catherine Auriol et Marko Savard. Je n’avais jamais vu de potiers travailler! C’est à voir! Secundo, il y a le tisserand et créateur textile Fritzroy Smith. De la patience, il en a! Il lui faut toute la journée pour tisser son étoffe. Il a dit vouloir créer quatre pièces en trois jours. Arrêtez vous à son kiosque ne serait-ce que pour apercevoir le très impressionnant métier à tisser! Après avoir vu le beau travail de ces artisans, je continue mon chemin. Une magnifique toile, qui se démarquait des autres toiles du même artiste m’a littéralement foudroyé le regard. A la tente 55 de l’artiste Marina Gavanski avec sa formidable huile sur toile: ”Rebecca dans le jardin nocturne”. Très belle pièce!

Dépassé un peu le complexe Sky, des œuvres sur bois très modernes et très designs m’obligent à m’arrêter quelques secondes. Des arbres tous de vert unis sur fond de bois. ”Étonnant que, dans ton travail, il n’y a que l’arbre qui ne soit pas du bois”. J’ai repris mon chemin. L’ambiance sur le site est magique! Les gens apprécient les diverses œuvres qui leur sont présentées. Des musiciens ravissent nos oreilles alors que nous prenons le temps de déambuler sur une rue piétonnière et amicale. Une vague discussion sur les maillots de bains à la Relaxe! Un poète déjanté qui culbute sur le bitume! Ah, les festivités! Un peu dépassé la rue Beaudry, un kiosque sur la gauche interpelle notre attention de par ses grandes toiles, urbaines, pop-art même. Les œuvres de Daniel Joseph Bombardier sont en quelque sorte un collage critico-commercial. ”On peut les faire rire, on peut les faire penser et, ainsi changer quelque chose” rappelle l’artiste. Juste à coté, pour les 4 jours de la première exposition GaleRue d’Art, le jeune peintre Antoine Olivier Audet Vincent peindra sous vos yeux: une très bonne manière de démystifier un peu comment les artistes procèdent pour en arriver à leurs œuvres finies. J’ai beaucoup aimé. Alors que je reprends le pas vers les prochains artisans, un homme se prend pour une œuvre d’art, ayant un cadre dans le cou. Il faut croire que ce n’est pas que dans Harry Potter que les œuvres bougent et parlent (remarquez que ça ne veut pas dire qu’ils sont plus intelligents!). Je dépasse la rue Beaudry pour arriver au kiosque de notre grand Yvon Goulet. ”Hola, mon cher Yvon. Ça va bien” ”pas pire, pas pire” ”Bon, je vais certainement parler de toi dans mon article, mais je n’ai pas vraiment besoin de te poser des questions pour ça! Peux-tu juste me donner un mot pour le festival?” Quelques secondes de réflexion, il se détourne, me regarde: ”Ben, longue vie au festival!” ”Ah! Tout le monde me dit ça! J’ai déjà terminé la première partie de mon article avec le même message d’Armand! ‘’Bon, aller, Yvon, je t’embrasse. À plus tard”.

Si vous passez sur le site du FIMA, il vous sera impossible de manquer les sculptures biomécaniques de Tick Tock Tom. Des personnages et des objets divers faits de vielles pièces recyclées! Génial et impressionnant! J’ai passé au kiosque de Daniel Erban. Un des grands artistes du Québec avec un art cru, peut-être naïf. ”Qu’est ce qui est beau, et qu’est ce qui ne l’est pas?” Daniel Erban, une belle philosophie de vie et un artiste expressif. Je vous invite à vous procurer son nouveau livre, dont il fait les dessins sur un poème de Kenneth Rexroth! À voir! Je continuais de me faire plaisir, de regarder les œuvres magistrales, pleines de couleurs qui s’offrait à moi. Les beaux accords latins et la lourde voix de Silvia Sabash me transportaient comme dans un autre monde! J’arrive enfin au grand chapiteau du parc Amherst. Les œuvres ”peinture sur fils” de Belo sont absolument époustouflantes! Il ne peint pas sa peinture acrylique, il la sculpte littéralement. En 2000 visages uniques sur ”Les silences de Nadia” 48”x 60”. Énorme, autant en grandeur physique qu’en grandeur artistique! À voir aussi: l’alarmant travail abstrait de Brown David, Les criants corps de Lazure, l’art quelque peu naïf et, parfois agressif, parfois plus calme, de Roch Landry, mention d’honneur du FIMA 2007 et 2009!

De Amherst vers St-Hubert, beaucoup de métiers d’art, de verre soufflé. Il y a quand même d’autre artistes-peintres comme Vanessa Roberge et la fluidité excentrique de sa ligne et de sa forme. Ses personnages mi-jeunes, mi-vieux exprimés dans la couleur et dans la dynamique très très stylisé. Un de mes coups de cœur! Quelques pieds plus loin se trouvent les tableaux abstraits de Patricia Kramer, au kiosque 23, non sans rappeler le travail de Mosko. ”Qu’est ce que je dis de tes œuvres dans mon article Patricia?? Heu….! ”Ah oui! Les expressions systématisées et une violence du geste qui rappelle la vitalité chronique!” Satisfaite, elle me laisse continuer mon chemin. Le FIMA c’est aussi ça, le partage, les impressions artistiques et la communication avec l’artiste. C’est magique. C’est fantastique! Vous apercevrez plus loin le cubisme tribal, tropical et coloré de Sylvie Lagrange! ”Mes tableaux sont une énigme en soi”.

J’ai ensuite vu les verres excentriques de Maciej Dyskiwicz, très impressionnant. Un peu plus loin sur mon chemin, les moulages organiques de Darila. Passer voir, plein de petits objets utiles et pas trop chers. Tous moulés sur de vrais modèles!

Comme vous pouvez le voir, l’ambiance sur la GaleRue d’art est très festive. Les cinq sens sont sollicités et le cerveau bouillonne de voir autant d’œuvres, toutes différentes, toutes originales! La musique, les œuvres d’art, les artistes. De voir les visages des passants, émerveillés, qui rentreront coucher ce soir la tête remplie d’images magiques et de mélodies rêveuses! Vive l’art. Vive les artisans et, encore une maudite fois, longue vie au festival!

Bonne Journée et À DEMAIN les zzzz’amis!!!

Votre poète dérangé

DuPlessis 0I0
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KEYSER SÖZE EN ARTS , par DuPlessis 0I0, publié le 5 juillet 2010

Les festivités engagées. La rue crie sa présence et les exposants attaquent nos pauvres yeux soumis aux couleurs, aux formes, aux expressions les plus outrageuses et les plus douces. En cette deuxième journée de la GaleRue d’Art, le festival ne fait que se réveiller.

10h30, je me lève en trombe, certain d’être en retard pour mon article: le pupitre va me détester! Mais non! Je suis tout à mon aise pour rédiger l’article, de plus j’ai le temps de prendre mon café. Alors aujourd’hui, Ikbal Singh et son projet ”Suspect”, Armand au parc de l’Espoir à 15h, le 5 a 7 avec Fiszarmonia et les DJ – VJ dès 23h! Whoaaa!! La journée s’annonce bien!

J’étais un des agents espions pour le projet d’Ikbal Singh: Suspect. Après avoir couru comme un fou jusqu’au bureau du festival afin de formater et corriger mon article, j’accours au coin de Ste-Catherine et St-Hubert, à l’espace des expériences contemporaines, afin de rejoindre le groupe et débuter cet intense période de paranoïa provoquée. 13h30. Un équipe d’espions est déployée sur le site du FIMA.

Pour les 3 prochaines heures tous sont suspects. Tous peuvent être une menace pour le festival. Nous avons remis en question les policiers, les bénévole du festival, jusqu’aux nuages qui pouvaient être des signes pour un éventuelle attaque terroriste. ”C’est étonnant à quel point des pistes prises au hasard peuvent mener jusqu’à une conspiration” rappelle Geneviève St-Pierre, co-espionne dans le projet. Cette expérience démontre très bien que dans un climat de tension et d’appréhension tout peut devenir suspect. À un certain moment, le jeu devient assez réel. Je me suis surpris à faire des liens entre des gens et des évènements suspects parce que j’étais conditionné à percevoir des menaces! Le projet d’Ikbal Singh, artiste de Colombie-Britannique, reproduit le climat de défense des pays sous tension politique, comme les États-Unis depuis le 11 Septembre, afin de démontrer qu’un pays, ou qu’in individu qui se sent menacé peut devenir fou et paranoïaque. Tout devient suspect. Tous deviennent suspects. De jeunes gens stationnés devant la tour de Radio-Canada peuvent préparer une attaque. Des colis peuvent être des bombes. Les gens qui regardent en l’air recherchent un signe pour agir… Attention. Attention, vous entrez dans la cité à sécurité maximale.
Je me suis dirigé vers le salon des arts pour le 5 à 7 ou performaient les accordéonistes de Fiszarmonia. Quelque peu traditionnel, pas assez avant-gardistes pour moi, la bande produisait toutefois un son magnifique qui me transporta quelques instants jusque dans les courtes et charmantes rues de la campagne italienne. La dolce vita, si! Des légendes étaient racontées sur un fond de musique traditionnelle. Fiszarmonia sera de nouveau en spectacle vendredi prochain, pour le 5 à 7, au salon des arts.
Je dégustais mon bon martini à l’italienne, aussi bon qu’il est offert par le festival, je discutais des évènements formidables qui se produisent sur le site du festival avec Jean Chaîney, Johanne Bonnet et Patricia, dont le nom de famille m’échappe (maudite boisson!) alors que, sans crier gare, Monsieur Rémy Girard, pour qui j’éprouve un immense respect, passe près de notre table! WHOAA!! C’est mon travail de l’aborder! Il faut que je lui pose quelques questions. Je me lève de la table, presqu’en reversant les coupe de vin de mes convives, j’accroche la sympathique Samantha Saroufim: ”vient avec moi, mademoiselle madame, avec ta carte du FIMA, il nous faut entrevoir Rémy Girard’’. Il a dépassé le salon des arts et s’est dirigé vers l’est. Sans trop vouloir l’apeurer avec notre arrivée soudaine, spontanée, énergique et énervée, nous prenons notre temps pour l’aborder. Le moment propice s’annonce, je passe sur sa gauche, je me délie les lèvres et DRING DRING!! son téléphone sonne. Calamité! L’appel fût bref, mais il s’arrêta aussitôt au kiosque de Mathieu Binette entre Wolfe et Montcalm. Quelques minutes plus tard, il sort de la tente: la presse officielle du festival se lance sur lui : ”Bonjour monsieur, Girard, nous sommes du festival, on vous a aperçu sur le site. Pouvons-nous recueillir vos propos s’il vous plait?” ”Absolument! Je trouve ça merveilleux! Je viens tout juste d’acheter quelque chose (une belle sculpture de Mathieu Binette) et je ne m’attendais vraiment pas à ça. C’est la première fois que je viens ici, j’capote!”. ”Ça fait longtemps que ça existe, le festival?” ”Onze années monsieur Girard!” ”Oh! Bravo!” ”Me donnez-vous le droit de vous citer?” ”Certainement!”. Merci monsieur Girard et bon festival. J’espère que vous apprécierez votre sculpture!


Sautillants comme des enfants ”la la la la”, Samantha et moi retournons au salon des arts. ” Stéphane! Stéphane!, on a un mot de Rémy Girard!” ”Sans blagues! mais vous ne savez pas, c’est un des mes idoles! Vous blaguez!”. Rémy est revenu vers le salon des arts où Stéphane, notre charmant directeur, s’est empressé de saluer ce grand comédien et lui offrir un verre. L’orchestre d’accordéons berçait l’ambiance, les sourires s’esquissaient sur les visages heureux. Le FIMA, c’est une suite de joies inespérées! Les derniers accords se sont essoufflés et Rémy Girard à gracieusement saluer les musiciens, au devant de la scène. Il était heureux de vivre. Nous aussi!

Les expériences contemporaines font jaser. La jeune Lyndsay Ladobruk, artiste de Winnipeg, s’allonge langoureusement dans son lit et invite les passants à vivre un moment de proximité sensuelle. Elle est une ”grosse fille”, une ”toutoune”, mais rien de tout cela ne la dérange. C’est plutôt le public qui semble dérangé! Outragée, une dame m’a dit: ”Oh non! ça, ça m’intéresse pas!” Le but est d’outrepasser les préjugés liés à l’obésité.

La soirée s’est terminée dans la joie et dans la musique au salon des arts avec les rythmes technos du DJ Alexis Bowles et du VJ Chocobeets. Mon ami le poète Yvon Jean est venu me rejoindre avec Steve Lévesque, qui fait son vernissage ce soir, à la galerie Dentaire, sur Amherst, nous avons été aider Yvon Goulet, notre grande Yvonne Goulette, à vider son kiosque. Toutes les misères du monde à passer la porte de la boutique Ka-Vie-Art sur Beaudry. Go! Go! Yvon, on va l’avoir. Pousse! Nous sommes ensuite retournés au salon des arts, sans Yvon toutefois! ”Ah Simon! Tu veux une bière?!” ”OUI! Certainement ma chère, où y’a l’alcool, il y a ma verve!”.

-Hey DuPlessis!! Une poésie! Fait nous une belle poésie

-Des milliers de flèches pointent le sol et lui rappelle sa condition…

Par DuPlessis 0I0

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POW POW! , par DuPlessis 0I0, publié le 2 juillet 2010

Un écomusée. Du fier monde. La joie d’amorcer un festival aussi majestueux qu’important. C’est en effet avant hier qu’on a donné le coup d’envoi à la onzième édition du très prestigieux, mais non moins humble, Festival International de Montréal en Arts.

Le gratin artistique y était, et y était dans le bonheur le plus total. La fierté de célébrer les arts, tout en grandeur, et le plaisir de profiter des expressions artistiques les plus diverses. Après les discours officiels et les remerciements, les conversations s’engageaient, le vin coulait et l’ambiance devenait de plus en plus fébrile.

Le très coloré Armand Vaillancourt, aussi pimpant que dans son jeune temps, nous a gratifié de sa présence et a même poussé l’audace jusqu’à demander l’attention de toute la salle afin de rendre un hommage à notre directeur général, Stéphane Mabilais. Beaucoup de louanges à son égard puisque Paul Haince, le président fondateur, à tenu à rappeler l’importance de ce personnage dans toute la genèse de ce qu’est devenu, aujourd’hui, le FIMA. Il ne va pas sans dire que toute l’équipe du festival déploie une énergie considérable à produire l’évènement, mais aussi à maintenir le festival année après année, parfois contre vents et marées.

C’est dans la joie que de multiples artisans, collectionneurs, amateurs d’art, poètes, peintres et producteurs ont festoyé afin de débuter le festival, qui culmine cette année avec ses 11 jours. On comptait parmi les invités, le très sympathique Armand Vaillancourt, que j’ai cité plus haut, Zïlon et sa bande de déjantés, l’incontournable Yvon Goulet, le maître hyperréaliste Jean Chaîney, le pop-trash Steve Lévesque, moi, votre poète cinglé, ainsi que plusieurs autres invités.

En début de soirée, j’ai questionné Armand Vaillancourt: me donneriez-vous un mot pour mon article? Sur ce, il me répond une formule stérile et préfabriquée… Toutefois, alors que je discutais de choses plus ou moins frivoles avec Mister Z, Armand s’empressa de me revenir au sujet de mon article:

«Pourquoi tu me demandais un mot?»

«J’ai un article à écrire, il faut bien le remplir!»

«Tu viendras me voir tantôt, une vraie interview à l’arrière.» Yahoo!

Après quelques coupes de vin, je le rejoins, nous allons à l’arrière, où c’est plus tranquille. Le tout s’est voulu plutôt une conversation qu’une interview formelle et je me suis montré beaucoup plus curieux sur le personnage et la vie d’Armand Vaillancourt. Il m’a parlé de toiles géantes qu’il avait fait dans le passé, beaucoup plus larges que celles qu’il fera avec le public au parc de l’Espoir, ce week-end, de vendredi à dimanche dès 15h. Très enthousiaste, il souriait constamment. Ce sourire plein de satisfaction des gens qui ont accompli une vie merveilleuse.

«Un mot de la fin, s’il vous plait Armand.» Il a réfléchi quelques secondes. «Un très beau festival 2010. Pis encore mieux en 2011.» Il s’arrête et, spontanément, dit: «Et pour 2012 aussi calique!»

Merci Armand. On va s’en souvenir!

À NE PAS MANQUER AUJOURD’HUI

*Projet Suspect d’Ikbal Singh. Elle dessinera en direct les comportements suspects rapportés par ses agents qui circulent sur le site du festival! Bagages sans surveillances, conversations suspectes, policiers nombreux… De 13h à 16h coin Ste-Catherine/St-Hubert vendredi et aussi dimanche, même heure, même endroit.

*Toile géante avec le public par Armand Vaillancourt. Notre grand peintre-sculpteur vous invite a mettre votre touche sur une toile de dix mètres de long. De 15h à 18h au Parc de l’Espoir coin Ste-Cat/Panet, vendredi, samedi et dimanche.

*5 à 7 Vison Diversité par Fiszarmonia. DJ en direct au Salon des Arts pour le 5 à 7. Salon des Arts, coin Ste-Cat/Amherst.

*Partez en Voyage avec DJ Alexis Bowles et VJ Chocobeets. Les deux artistes vous invitent à festoyer avec eux de 21h à 23h. Musique, boisson, danse! C’est le party ce soir au Salon des Arts.

*Le fameux Bruit Contenu dès 18h ce soir. Expérience fantasmagorique où vous êtes introduits dans un conteneur industriel ou le rythme et la lumière vont rendront fou à lier! Taper sur les murs pour changer la musique et les effets de lumière. Coin Ste-Catherine/St-Hubert.

*Étude d’œuvre d’art pour Animaux. Chris Wildrick crée des œuvres d’art aussi accessible pour les animaux. Il n’y à pas que les humains qui ont droit au FIMA! De 13h a 16h, dans le cadre des expériences contemporaines, coin Ste-Cat/St-Hubert.

*Aimez une grosse fille, couchée dans son lit tout l’après-midi. La canadienne Lyndsay Ladobruck vous invite à la toucher, à vivre quelques instants de proximité sensuelle avec elle pour dépasser les préjugés liés à l’obésité. Dans l’après-midi tous les jours jusqu’à dimanche, coin Ste-Cat/St-Hubert.

Bon début de FIMA!!

par DuPlessis 0I0