Papineau. Ste-Catherine. Galerie extérieure. L’ambiance y est. Le Festival amène les critiques d’art dans la rue. Partout des commentaires sur la composition, la couleur et le style propre à chacun. J’entreprends ma marche vers la rue St-Hubert afin de voir tous les artisans.
Je vous invite à prendre le temps de vous arrêter au kiosque de Francois Fortier, kiosque 72, juste sur le coin de Papineau, afin de voir ses déesses sculptées, très design, non sans rappeler les regards Ziloniens. Un peu plus haut, à droite, il y a le kiosque de Catherine de Abreu. ”Des élucubrations américano-psychotique!” Elle travaille beaucoup les techniques d’estampe. Un beau style. Toujours avant la rue Champlain, les œuvres de François Mercier attirent le regard. ”Salut François, toujours aussi belles tes toiles”!
Pas très loin après la rue Champlain, il y a deux trucs à voir absolument. La poterie en direct au kiosque 59-60, Catherine Auriol et Marko Savard. Je n’avais jamais vu de potiers travailler! C’est à voir! Secundo, il y a le tisserand et créateur textile Fritzroy Smith. De la patience, il en a! Il lui faut toute la journée pour tisser son étoffe. Il a dit vouloir créer quatre pièces en trois jours. Arrêtez vous à son kiosque ne serait-ce que pour apercevoir le très impressionnant métier à tisser! Après avoir vu le beau travail de ces artisans, je continue mon chemin. Une magnifique toile, qui se démarquait des autres toiles du même artiste m’a littéralement foudroyé le regard. A la tente 55 de l’artiste Marina Gavanski avec sa formidable huile sur toile: ”Rebecca dans le jardin nocturne”. Très belle pièce!
Dépassé un peu le complexe Sky, des œuvres sur bois très modernes et très designs m’obligent à m’arrêter quelques secondes. Des arbres tous de vert unis sur fond de bois. ”Étonnant que, dans ton travail, il n’y a que l’arbre qui ne soit pas du bois”. J’ai repris mon chemin. L’ambiance sur le site est magique! Les gens apprécient les diverses œuvres qui leur sont présentées. Des musiciens ravissent nos oreilles alors que nous prenons le temps de déambuler sur une rue piétonnière et amicale. Une vague discussion sur les maillots de bains à la Relaxe! Un poète déjanté qui culbute sur le bitume! Ah, les festivités! Un peu dépassé la rue Beaudry, un kiosque sur la gauche interpelle notre attention de par ses grandes toiles, urbaines, pop-art même. Les œuvres de Daniel Joseph Bombardier sont en quelque sorte un collage critico-commercial. ”On peut les faire rire, on peut les faire penser et, ainsi changer quelque chose” rappelle l’artiste. Juste à coté, pour les 4 jours de la première exposition GaleRue d’Art, le jeune peintre Antoine Olivier Audet Vincent peindra sous vos yeux: une très bonne manière de démystifier un peu comment les artistes procèdent pour en arriver à leurs œuvres finies. J’ai beaucoup aimé. Alors que je reprends le pas vers les prochains artisans, un homme se prend pour une œuvre d’art, ayant un cadre dans le cou. Il faut croire que ce n’est pas que dans Harry Potter que les œuvres bougent et parlent (remarquez que ça ne veut pas dire qu’ils sont plus intelligents!). Je dépasse la rue Beaudry pour arriver au kiosque de notre grand Yvon Goulet. ”Hola, mon cher Yvon. Ça va bien” ”pas pire, pas pire” ”Bon, je vais certainement parler de toi dans mon article, mais je n’ai pas vraiment besoin de te poser des questions pour ça! Peux-tu juste me donner un mot pour le festival?” Quelques secondes de réflexion, il se détourne, me regarde: ”Ben, longue vie au festival!” ”Ah! Tout le monde me dit ça! J’ai déjà terminé la première partie de mon article avec le même message d’Armand! ‘’Bon, aller, Yvon, je t’embrasse. À plus tard”.
Si vous passez sur le site du FIMA, il vous sera impossible de manquer les sculptures biomécaniques de Tick Tock Tom. Des personnages et des objets divers faits de vielles pièces recyclées! Génial et impressionnant! J’ai passé au kiosque de Daniel Erban. Un des grands artistes du Québec avec un art cru, peut-être naïf. ”Qu’est ce qui est beau, et qu’est ce qui ne l’est pas?” Daniel Erban, une belle philosophie de vie et un artiste expressif. Je vous invite à vous procurer son nouveau livre, dont il fait les dessins sur un poème de Kenneth Rexroth! À voir! Je continuais de me faire plaisir, de regarder les œuvres magistrales, pleines de couleurs qui s’offrait à moi. Les beaux accords latins et la lourde voix de Silvia Sabash me transportaient comme dans un autre monde! J’arrive enfin au grand chapiteau du parc Amherst. Les œuvres ”peinture sur fils” de Belo sont absolument époustouflantes! Il ne peint pas sa peinture acrylique, il la sculpte littéralement. En 2000 visages uniques sur ”Les silences de Nadia” 48”x 60”. Énorme, autant en grandeur physique qu’en grandeur artistique! À voir aussi: l’alarmant travail abstrait de Brown David, Les criants corps de Lazure, l’art quelque peu naïf et, parfois agressif, parfois plus calme, de Roch Landry, mention d’honneur du FIMA 2007 et 2009!
De Amherst vers St-Hubert, beaucoup de métiers d’art, de verre soufflé. Il y a quand même d’autre artistes-peintres comme Vanessa Roberge et la fluidité excentrique de sa ligne et de sa forme. Ses personnages mi-jeunes, mi-vieux exprimés dans la couleur et dans la dynamique très très stylisé. Un de mes coups de cœur! Quelques pieds plus loin se trouvent les tableaux abstraits de Patricia Kramer, au kiosque 23, non sans rappeler le travail de Mosko. ”Qu’est ce que je dis de tes œuvres dans mon article Patricia?? Heu….! ”Ah oui! Les expressions systématisées et une violence du geste qui rappelle la vitalité chronique!” Satisfaite, elle me laisse continuer mon chemin. Le FIMA c’est aussi ça, le partage, les impressions artistiques et la communication avec l’artiste. C’est magique. C’est fantastique! Vous apercevrez plus loin le cubisme tribal, tropical et coloré de Sylvie Lagrange! ”Mes tableaux sont une énigme en soi”.
J’ai ensuite vu les verres excentriques de Maciej Dyskiwicz, très impressionnant. Un peu plus loin sur mon chemin, les moulages organiques de Darila. Passer voir, plein de petits objets utiles et pas trop chers. Tous moulés sur de vrais modèles!
Comme vous pouvez le voir, l’ambiance sur la GaleRue d’art est très festive. Les cinq sens sont sollicités et le cerveau bouillonne de voir autant d’œuvres, toutes différentes, toutes originales! La musique, les œuvres d’art, les artistes. De voir les visages des passants, émerveillés, qui rentreront coucher ce soir la tête remplie d’images magiques et de mélodies rêveuses! Vive l’art. Vive les artisans et, encore une maudite fois, longue vie au festival!
Bonne Journée et À DEMAIN les zzzz’amis!!!
Votre poète dérangé
DuPlessis 0I0







