Un monde bubble gum avec des nuages de mousses roses, des lacs remplis de diamants de papier et des bambis trottinant tranquillement sur des notes de glockenspiel. Un monde où AU REVOIR SIMONE, en capitales Helvetica rouge brillantes, faisait baigner la Sala Rossa ce vendredi le 16 juillet dernier.
La soirée a commencé par des nouveaux venus, The Hoof and The Heel. Ensuite, on a pu voir virevolter à la manière d’une ballerine «one of music’s hippest chicks» (The New York Post), la New-Yorkaise Alexa Wilding.
Les trois jolies filles d’Au Revoir Simone nous ont tout de suite fait entrer dans un monde parallèle à la musique électro-pop et aux paroles désarmantes. Un monde aux couleurs lavande, bleu de manganese, vert de glace et aux accents rose opéra. Où une boîte d’instrument vide devient un bass drum pour Annie Hart, la tapant énergiquement de son joli talon haut vintage.
Candides, elles sont montées sur le stage pour brancher leurs instruments sur la pointe des pieds. Si mignon à regarder, on les voyait se promener avec douceur en petites robes ballon, plaçant un fil par-ci, une mèche de cheveux par-là. Cette ambiance est demeurée jusqu’à la fin, nous mettant le mot ciut par-dessus ciut dans la bouche.
Un bon show girly au son de cinq keyboards rétro et un beat-box, joués par des filles ingénues, complètement trendy et geeky comme on les aime. Elles se sont faites tout de suite copines avec le public, allant jusqu’à lui emprunter une paire de lunettes de soleil pour la dernière chanson, Ray-Ban de préférence.
Un voyage d’une soirée sur l’avenue Bedford à Brooklyn. Du lèche-vitrine aux boutiques de petites robes vintage revampées par de jeunes designers hip. Un arrêt au mini-mall de Brooklyn dans les boutiques de vinyles et de vieux instruments sortis des brocantes.
Et, un bon moment passé au son froid des synthétiques claviers contrastés par le son organique des cymbales, hand claps, glockenspiel et des paroles telles: «You make wanna measure stars in the backyard with a calculator and a ruler baby (…)». Comme disait David Lynch à leur propos: «Innocent, hip and new».
Un verre au Popolo après, où s’agglutinait l’après-show de The Stills, un ami disait simplement avoir les genoux légèrement fléchissants en les voyant entrer.
par Joani Tremblay / photos par Rodolfo Moraga








