Avant de booker le show, le curé de l’église avait quelques doutes : «Ce n’est pas de la musique de démons, là ? Comme Kiss?» Rassurez-vous mon père, la musique de Watson, c’est tout sauf démoniaque. Et vraiment, il n’y avait pas de meilleur lieu pour accueillir un tel spectacle.
Sold-out après à peine plus d’un mois de mise en vente des billets, plus de 1000 personnes ont foulé le plancher de l’église et pris place sur les petits bancs. Première partie assurée par Timbre Timber: c’était beau, c’était planant.
Patrick Watson ensuite, j’ai juste un mot qui me vient en tête: magique. Ça peut paraître cliché, mais c’est vraiment ça. L’acoustique était géniale, on avait l’impression qu’il jouait pour 20 personnes tellement l’ambiance était intimiste. On pouvait entendre les craquements divins et les chuchotements. Sans être religieuse, l’église impose un respect. Et c’est ce qu’on sentait.
On a eu droit à un rappel a capella exécuté au milieu de la salle, les gens se rassemblant autour de Watson. Ça paraissait qu’il trippait. Il a terminé avec une chanson pour Lhasa. Encore une fois, tout ce qui me vient en tête, c’est magique. Oui, on a été touché par la grâce.
par Sara BB / photos par Kim Dufort










