Tim Fite récidive. Il l’avait fait en 2007, alors que c’était encore un move de précurseur : donner son album gratuitement sur le web, le jour-même de sa sortie.
C’était alors pour Over the Counter Culture, un album-concept de hip-hop contemporain portant sur les travers de notre société de consommation. En entrevue, il a déclaré: “I don’t think it’s possible to be a member of society and not at some point or another turn around and do the things you can’t stand. I had to be crystal clear about how I feel, and I can’t sell these ideas. That would be wrong.”
Musicalement un peu l’équivalent Pennsylvanien-goes-New-Yorker de notre Socalled – si on troque le klezmer pour du folk à la Beck -, Fite est du genre à piger des trucs pas possibles dans des bacs à deux piasses de l’Armée du salut pour les reconfigurer à son aise. Côté convictions, on le soupçonne d’être un artiste engagé au point d’être indécrottablement idéaliste : Under the Table Tennis, son album qui paraît aujourd’hui, s’attarde à l’après-coup d’un échec financier. Ips.
Si le talent ne paie pas les bills, il fait de la musique en tout cas: allez télécharger son album qui tombe pile poil à temps pour son concert demain, mercredi 19 mai, avec The Wailing Wall au Il Motore. Portes à 20h30, 12$ à la porte. Événement FB ici.
par Evelyne Côté






