Lorsqu’elles ont bougé pour être devancées, les FrancoFolies ont fâché un maire capitalement mégalo. Mais depuis, Labeaume a eu d’autres Clotaires à fouetter, et s’est donné d’autres chevaux de Rapaille.
Passons donc aux choses sérieuses : ce qui s’en vient pour nous du 10 au 19 juin.
Jacques Higelin. Viré rockeur à la Bowie après une phase hippie de mise lors de mai 68, le père d’Arthur H. revient aux Francos après un passage remarqué en 1999. L’auteur d’Irradié et de Champagne pour tout le monde… Caviar pour les autres, qui vient de faire paraître l’album Coup de foudre, fera le Théâtre Maisonneuve le 18 juin avec Alexis HK en première partie.
Jean-Louis Murat. Éminent anti-bullshiteur, Murat fait parler sa guitare mais a aussi le don des mots. Né en Auvergne isolée, fan de Neil Young et de Leonard Cohen, il s’est frayé un chemin en suivant les pas de grands compositeurs à la Bashung. D’ailleurs son album Le cours ordinaire des choses, son seizième paru cet hiver, a été enregistré à Nashville. Il fait L’Astral du 10 au 12, intime-style.
Plume Latraverse. Plume fera le Métropolis les 10 et 11 juin. On en a assez dit, garrochez-vous su’ vos billets.
Diane Tell. Diane Fortin a beau s’être attirée les foudres de la presse à une certaine époque, ennoblie d’un accent pêché ailleurs, elle a tout de même le don des mélodies qu’elle tient d’études sérieuses en musique au Conservatoire, puis au cégep Saint-Laurent d’où elle est ressortie avec un diplôme en guitare jazz. Elle revient avec un album jazz, justement, Docteur Boris & Mister Vian, tiré de standards où sont chantés des adaptations de textes de Vian. Le 13 juin au Théâtre Maisonneuve avec Andrea Lindsay en première partie.
Mara Tremblay. Remise de son hernie discale qui l’a forcée ces deux dernières années à repousser des concerts et des projets, Mara revient d’aplomb pour un soir au Club Soda, le jeudi 17 juin.
Emmanuelle Seigner. Son plus récent album, Dingue, a été écrit par Keren Ann et profite d’un duo avec Iggy Pop. On doit avouer qu’il est semi-bon (on dirait même semi-pas bon pantoute), mais pour le plaisir de voir cette muse de femme qui a inspiré des musiciens comme Ultra Orange et des réalisateurs comme Polanski, qu’elle a finalement marié, on pense aller à la 5e Salle de la PdA, le dimanche 13 juin.
miCkey [3d]. Deux soirs, les dimanche et lundi 13 et 14 juin, au Club Soda, avec la petite nouvelle Cécile Hercule que Mickaël Furnon a adoptée en première partie et dans son backing band.
Luc de Larochellière. On aimait bien le Luc pop-rock des années 1980-90, mais avec Un toi dans la tête l’an passé, on a découvert un talent aux couleurs nouvelles. Luc sera lui aussi à la 5e Salle, le mardi 15 juin, avec la candidement cynique Agnès Bihl en première partie.
Arnaud Fleurent-Didier. Un nouveau dans le décor qui fait louanger Le Libé. On le compare à Polnareff, et on dit que c’est la chose la plus excitante qui soit arrivé à la scène française depuis Sébastien Tellier. Hot. Lui est plus orienté sonorités 60′s-70′s qu’électro par contre, soyez avertis. Son quatrième album, La reproduction, émerge d’un parcours jusque-là super confidentiel, où il enregistrait avec des musiciens japonais, genre. En première partie de Pierre Lapointe solo, le samedi 19 juin au Théâtre Maisonneuve.
Il y aura aussi Pierre Lapointe et ses Sentiments humains, du Piaf sur un bateau-mouche, l’ancienne voix de Louise Attaque en la personne de Gaëtan Roussel, le désopilant Damien Robitaille, une carte blanche à Renée Martel, Malajube qui joue aux Cubes rubiques, le décri des Vulgaires Machins, Charlebois Avec tambour ni trompette, pas mal de hip-hop avec Dramatik, Oxmo et Diam’s, mais aussi le show des 20 ans du hip-hop québécois avec Dubmatique, Muzion, Loco Locass et plusieurs autres, le poète Fredric Gary Comeau, l’une des chanteuses du projet Nouvelle Vague, Mélanie Pain, ainsi que les Tricot Machine, Le Husky et Bernard Adamus qui sortent de leur Grosse Boîte.
Site des Francos ici.
par Nomag









