ACCENT AIGU

Comme à peu près tous les bands dont le nom comporte un point d’exclamation, Los Campesinos! ne se prend pas trop au sérieux et prend la vie avec un grain de sel – littéralement.

Originaire du Royaume-Uni, les sept musiciens se sont rencontrés à la Cardiff University. «We all go to the same university; different courses, but the same place. And we just started doing shows, and more shows, and we got picked up by a record label, and recorded and all», me dit Neil Campesinos! (ils ont tous adopté le Campesinos exclamatif comme nom de famille), guitariste et un des membres fondateurs du band, dans un anglais des plus mélodiques mais des plus difficiles à comprendre ever. Il faut dire qu’on se faisait une compétition d’accents au téléphone.

Chouette! Los Campesinos!

En tournée sans relâche, le groupe vient de terminer une tournée au UK, et aborde l’Amérique avec enthousiasme. Regard sur le passé sans éclaboussures… «I’m thinking, we’ve done a lot of shows and I’m trying to remember, but really, nothing mental happened. It was good, but nothing weird and crazy!», ajoute Neil. Le meilleur reste à venir comme on dit. Ou à manger.

''The garlic bread looked like it had been cooked for too long and the dough balls were pretty bland without the garlic butter. It was pretty disappointing but the deal made up for it; two pizzas for £8.50, that’s a good deal.''

Les membres tiennent un food blog à temps perdu sur leur site, racontent leur péripéties culinaires en cours de route. Pas critique pour deux cennes, ils entretiennent cette passion du manger bien naïvement. «We started doing that because we were asking people where to go eat when we are on tour, and its just a way of sharing touring experience. We’re not culinary critics, we just enjoy food like any human being.»

Venus plusieurs fois à Montréal, ils passent par le nord cette fois, avec un seul show au Québec présenté à Laval par la Scène1425. J’essaie tant bien que mal d’expliquer le spirit de Laval. Je mentionne le Cosmodôme, le Colossus, et le concept de la banlieue. Côté bouffe, on recommande quoi? Laval a pas vraiment de signature gastronomique, et si elle en avait, ce ne serait pas très glorieux. Je laisse soin au promoteur de s’en occuper. Après avoir vendu la ville à Neil, il s’exclame «Is it all ages? Cause we love playing for all ages shows, people are much more into it when they’re younger! Its not like when its a 21+ crowd and everyone standing not dancing…»

À la Maison des arts de Laval avec Cymbals Eat Guitars le dimanche 18 avril. Portes à 19h. Los Camps sont pris à cause du nuage de cendre qui surplombe le nord de l’Europe, aka le volcan. Partie remise.

par Sara Barrière-Brunet