SMM: C’EST GAGNÉ POUR GAGNON

Denis Gagnon a une vision.

Denis Gagnon vit aussi son moment de gloire. Sujet du documentaire Je m’appelle Denis Gagnon présenté au prochain FIFA, et consécration en clôture de la SMM, il a d’ailleurs été présenté deux fois, devant l’industrie d’abord et devant un public prêt à débourser 25 dollars pour une dizaine de minutes de défilé.

C’est timidement que les gens applaudissaient lorsque les mannequins arrivaient sur la piste, pour faire comme à Paris ou à New York. Mais la bruine de mains timides avait bien raison de s’activer, comme Evelyne la rédac’ chef pour une belle paire de chaps (note d’Evelyne: vous avez déjà vu ça, vous une belle paire de chaps? crions au génie tout de suite!).

Autant de raisons d’applaudir le créateur: ce qu’il présente est décidément une coche au dessus que tout ce qu’on a pu assister cette semaine.

Pour une fois, la musique était cinématographique. Elle amplifiait l’impression qu’on assistait à un moment important. Ensuite, les filles filiformes, cheveux tressés, sont sorties doucement l’une après l’autre, toutes vêtues de cuir brun, de fermetures éclair dorées et de franges.

C’était sensuel. Muy caliente, ces fameuses robes toutes de franges noires ou marron glacé, de tissus transparents laissant entrevoir formes et peau.

En finale, le créateur est sorti coiffé d’une sorte de capuchon doré, lui donnant des airs de pharaon entouré de ses déesses zippées dans le cuir. Devant un public conquis, Denis vit son moment, pleinement et on l’espère, longtemps.

par Sara Barrière-Brunet / photos Jose Enrique Montes Hernandez