SMM: NADYA TOTO MONOGLITTER

Ça, y’a pas à dire, le défilé de Nadya Toto était couru. Fashionably late, on s’est borné à une file d’attente, presque manqué le début, et finalement, on y a assisté debout, entre chaises et rampes, prête à trébucher sur le sac faux-cuir de la fashionista devant nous. Mais bon, passons les détails, ce sont les vêtements qui nous intéressent.

Nadya Toto contre-attaque la grisaille hivernale 2010-2011 avec ses propres armes: le gris. Une ribambelle de robes laineuses ont parcouru la piste. Toutes moulantes, toutes classiques et basiques, et avec chacune, un détail de tissus, un empiètrement sur l’épaule ou déboulant le long du corps.

Parfois une touche de fuchsia, en robe, en fleur ou en éclaboussure, une petite attaque de couleur pour nous rappeler que tout n’est pas qu’en noir et blanc.

Viennent ensuite robes et jupes de tissus disons, plus de soirée.

Toujours monochrome, l’accent est mis sur le jeu des textures, la brillance, et ça marche; pas tout le temps, mais plus souvent qu’autrement, c’est un oui. Coup de cœur pour la combinaison du transparent combinée à une jupe qui donne l’impression d’être en fleur.

Dans une sorte de crescendo textural, Toto a fini la mise en paillettes. Les coupes constantes tout au long du défilé, mais cette fois, toutes griffées de brillants. Pas convaincue, j’ai laissé mon œil s’apprivoiser au choc visuel, et après coup, j’ai apprécié. Mes rapprochements avec les costumes de patinage artistique se sont envolés, pour laisser place à la force du glitter.

Somme toute, c’est une collection bien réussie, pas foncièrement originale, mais qui propose des thèmes classiques, des items-clés et un brin de frivolité qui scintille.

par Sara BB / photos Jose Montes Hernandez