On a beau aimer les Dead Weather ou les Raconteurs, force est d’admettre que les White Stripes nous manquent, et pas qu’un peu.
Toc toc. On frappe à la porte. J’ouvre et le facteur me remet une boîte grosse comme ça. Je me demande pendant trois secondes de quoi il s’agit, puis je n’ai plus aucun doute. Le coffret des White Stripes, que j’ai précommandé fin décembre, est arrivé.
Les multiples plateformes
contenues dans cette grosse boîte noire sont des variations sous un même thème : la tournée de 2007 du duo tape-à-l’œil, au pays qui porte ses couleurs : le Canada. La pièce de résistance est bien sûr Under Great White Northern Lights, film semi-live et semi-documentaire d’Emmett Malloy.
À l’écoute de cette précieuse pellicule, c’est l’aspect intime qui captive le plus, puisqu’il est plutôt rare de voir Jack et Meg en dehors de la scène. La chimie qu’il y a entre les deux donne lieu à des situations parfois amusantes ou émouvantes, et la personnalité de Meg est encore plus timide qu’on pouvait se l’imaginer. Elle est d’ailleurs sous-titrée lors des rares fois où elle prend la parole parce qu’elle marmonne ou chuchote presque tout le temps. Disons qu’avec la personnalité volubile et haute en couleur de monsieur, le contraste est complet. 
La tournée, donc, a touché à toutes les provinces et tous les territoires du plus meilleur pays au monde. Bien sûr, au lieu de voyager en jet loué, le groupe et leur équipe se sont déplacés dans deux gros coucous rouge et blanc pour que ça flashe. Mission accomplie pour le look, prétention qu’on ne leur pardonnerait jamais s’il n’y avait pas de bonnes chansons pour endosser le tout. Et de la bonne toune, il y en a jusqu’à plus faim et plus soif.
N’en déplaisent à plusieurs, les Stripes sont la raison qui explique le succès des autres projets de l’increvable Mr Jack, qui est à la fois furieusement punk et super bluesy lorsqu’il interprète les Fell in Love with a Girl, Seven Nation Army, Icky Thump et autres Blue Orchid aux quatres coins du pays. On pourra toujours chiâler sur le jeu approximatif de Meg White à la batterie, mais je suis de ceux qui croient qu’il s’agit de l’élément clé du charme du duo. C’est juste tellement cute de voir Jack se tourner vers le drum pour impressionner Meg avec un solo ou lui lancer des cues.
Dans la version coffret du film, on retrouve aussi le dvd Under Nova Scotian Lights, qui offre le co
ncert du 10e anniversaire du groupe en version intégrale, un livre de magnifiques photos signées Autumn De Wilde, ainsi qu’un vinyle et un cd qui contiennent la trame sonore du film de Malloy.
Bref, c’est un chic album souvenir qui nous rappelle que malgré la sortie imminente d’un nouveau Dead Weather, on a hâte que les White Stripes écrivent la suite de leur histoire.
par Charles Laplante







