Puisque Johnny Lydon, le gars qui naguère hurlait
«Don’t be told what you want / Don’t be told what you need / There’s no future, no future / No future for you»,
a reformé les Sex Pistols il y a quelques années, question d’ouvertement renflouer les coffres (et de se faire un pied de nez à lui-même) et a récemment, pour des raisons similaires, tourné une publicité pour la marque de beurre Country Life, il est peut-être temps de lui redonner un peu de street cred – ou d’enfoncer le dernier clou dans le cercueil – car ce dernier s’amènera à l’Olympia le 8 mai prochain avec une poignée d’autres mononc’ (non, pas de Jah Wobble, ni de Keith Levine d’origine) auxquels il apposera le patronyme PiL.
Public Image Limited fut actif entre 1978 et 1994, mais la période la plus significative du groupe r
este entre 1978 et 1983. Période où s’enchaîneront un premier single (dont la couverture est un pastiche d’une couverture du NME montrant le groupe à ses débuts) issu de l’album First Issue qui lui s
era suivi de Metal Box, un album grandement influencé par le funk minimaliste des gamins/gamines de ESG et emballé dans un coffret rappelant une boîte de bobines de films. Finalement, Flowers of Romance, un opus dépouillé de guitares focalisant sur une dynamique plus rythmique, paraît en 1981.
L’influence du groupe reste d’ailleurs incroyablement considérable, malgré le fait que si peu de gens ont crié au scandale lorsque le (ouch) «dance punk» et le revival «krautrock» (avec des guillemets gros comme des lutteurs Sumo) ont pris d’assaut les iPods des gens arborant une éthique de «sans colonne vertébrale».
Vous voulez encore un autre exemple? Visionnez ce vidéo : et dites-vous que ce truc a plus de 30 ans. Dites-vous aussi que Metal Box était l’un des seuls disques que Nick Cave et ses débauchés Birthday Party possédaient lorsqu’ils survivaient dans un appartement miteux de Londres en 1981.
par Ralph Elawani







